Le Kenya inaugure une nouvelle cour pour juger les pirates

25 juin 2010

Le gouvernement kenyan s'est doté d'une nouvelle cour de justice spécialement dédiée aux jugements des affaires de pirateries. Le Kenya est le pays de la Corne de l'Afrique qui héberge le plus grand nombre de pirates, arrêtés pour la plupart à cause de leurs agissements dans le golfe d'Aden.

Actuellement, 123 affaires de pirateries sont en cours de jugements. Située dans le port de Mombasa, la nouvelle cour devrait permettre d'améliorer l'efficacité du système judicaire et de fournir un environnement sécurisé et moderne pour le jugement des affaires de pirateries.

Financé par l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), la cour a été inaugurée le 24 juin dernier par le ministre kenyan de la justice, Hon Mutula Kilonzo.

Les chiffres de l'Organisation maritime internationale (OMI) font état pour la seule année 2009 de 406 attaques recensées, 746 membres d'équipages pris en otage, 8 marins tués, 59 autres blessés. Au total, 47 navires commerciaux ou de plaisance ont été détournés et les rançons extorquées aux armateurs ont représenté 60 millions de dollars. Des sommes colossales, qui font de la piraterie une activité criminelle juteuse et encouragent creux qui la pratiquent.

« Les chiffres sont alarmants, nous devons soutenir les dispositifs qui fonctionnent et renforcer ce qui doivent l'être », avait dit Ban Ki-moon, lors d'une réunion informelle de l'Assemblée générale de l'ONU en mai dernier.

Un amendement au Code pénal des Seychelles donne depuis le mois de mai la compétence universelle aux tribunaux seychellois pour poursuivre tous ceux qui se livrent à la piraterie dans l'Océan Indien. Le pays peut ainsi détenir les pirates arrêtés par les marines des pays de l'Union européenne pour les juger, et s'ils sont condamnés, les détenir sur son territoire.

Début mai, dans une résolution adoptée par ses 15 membres, le Conseil de sécurité de l'ONU avait appelé tous les États « à ériger la piraterie en infraction pénale, à envisager de poursuivre les personnes soupçonnées de piraterie appréhendées au large des côtes somaliennes et à incarcérer celles qui ont été reconnues coupables, dans le respect du droit international et des droits de l'homme ».

 

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