L'Angola sur la bonne voie pour réaliser les Objectifs du Millénaire

15 juin 2010

L'Angola a fait des progrès considérables et quasiment rempli cinq des huit Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) définis en 2000 par les Etats Membres de l'ONU et qui doivent être atteints d'ici à 2015. C'est ce qu'a annoncé mardi l'UNICEF lors d'une conférence de presse organisée à Genève, en Suisse.

En partenariat avec les autorités angolaises, l'agence onusienne a organisé la première enquête en grappes à indicateurs multiples (MICS) dans ce pays, afin d'évaluer la réalisation des huit Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Les résultats sont sans appels : la malnutrition est passée de 35% à 23%, le taux de scolarisation des enfants atteint 76%, l'égalité des sexes est sur le point d'être atteinte avec 98 filles scolarisées pour 100 garçons, la mortalité infantile à baisse de 20% tandis que la proportion d'enfants mourant du paludisme a chuté de 23%.

Malnutrition, égalité des sexes, éducation, promotion des femmes, mortalité infantile? autant de domaines inclus dans les OMD et dans lesquels l'Angola a fait des progrès.

Pour le Représentant de l'UNICEF en Angola, Koen Vanormelingen, ces bons résultats sont à mettre d'abord à attribuer à la croissance économique que connait le pays depuis 2002. Mais les progrès enregistrés dans les OMS sont aussi le fruit des efforts de réhabilitation et de revitalisation du gouvernement angolais qui consacre 30% de son budget au secteur social.

Après avoir mis en avant les avancées du pays, Koen Vanormelingen a souligné les retards qui persistaient, notamment la lutte contre la mortalité maternelles à l'accouchement. Le nombre décès reste trop élevé, principalement parce que la présence de sages-femmes reste insuffisante, dans 48% des accouchements seulement.

En dépit de la bonne scolarisation des enfants en bas âge, les chiffres de l'éducation restent également insuffisant, notamment parce que seulement 35% des enfants angolais terminent à temps leurs études primaires et parce que les 27 ans de guerres civiles ont privé des milliers de personnes d'éducation élémentaires.

Autre point noir pour le Représentant de l'UNICEF en Angola, l'eau et l'assainissement. Aujourd'hui, 42% des Angolais ont accès à l'eau potable et 60% à des systèmes d'assainissement efficaces. « Combiné avec la pauvreté et les disparités, cette situation risque de remettre en cause les gains engrangés dans les domaines de l'éducation et de la santé des enfants et celui du développement », a-t-il mis en garde.

Koen Vanormelingen a également indiqué que l'une des raisons pour lesquelles l'Angola restait à la 143ème place dans le Rapport 2009 sur le Développement de l'ONU résidait dans le fait que 90% des Angolais habitaient encore dans des bidons-villes.

« Le pays a réalisé les tâches les plus faciles de reconstruction des infrastructures et des institutions mais doit maintenant s'attaquer au défis de l'amélioration de son capital humain », a-t-il précisé devant la presse.

Il a conclu en rappelant que, comme convenu avec le Fond monétaire international (FMI), le gouvernement angolais devait poursuivre ses investissements dans le secteur social, renforcer aussi les ressources allouées à la réduction de la pauvreté et à la formation professionnelle de sa jeunesse.

 

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