Les pourparlers entre chypriotes turcs et grecs doivent se poursuivre

10 juin 2010
Un véhicule blindé de la Force des Nations Unies chargée du maintien de la paix à Chypre.

Le conseiller spécial de l'ONU sur Chypre, Alexandre Downer a salué la reprise des pourparlers entre le président chypriote grec, Demetris Christofias et le président chypriote turc, Dervis Eroglu, récemment élu.

« Le processus a besoin de maintenir cette impulsion. Il faut que les négociations continuent », a-t-il dit lors de consultations sur le pays devant le Conseil sécurité.

Alexandre Downer a estimé que les pourparlers de paix, en particulier les cycles intensifs qui se sont déroulés au début de l'année 2010, « ont suscité une attention internationale de plus en plus grande sur la nécessité de parvenir à une solution durable à Chypre ».

Le Conseiller spécial a invité les parties à saisir cette opportunité unique pour réunifier l'île, précisant à la presse que les deux présidents faisaient preuve « d'une bonne dose d'enthousiasme à la hauteur de l'espoir dont ils ont fait part à la fin de 2009 ».

Le mois dernier, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon avait indiqué dans un rapport sur la situation « qu'il existait maintenant une possibilité exceptionnelle de parvenir à une avancée décisive ».

Selon lui, les pourparlers sous l'égide de son Conseiller spécial sur Chypre, Alexander Downer, « doivent élargir la portée des convergences obtenues depuis le début des négociations véritables, le 3 septembre 2008. L'ensemble important des travaux qui ont été menés devrait servir de base pour ouvrir de nouvelles perspectives dans les négociations et aplanir les divergences restantes ».

« Une solution semble proche », avait-il ajouté. « Vous ne devez pas seulement convaincre votre communauté de la valeur et des bénéfices d'un accord, vous devez aussi convaincre l'autre communauté de vos bonnes intentions. Ce n'est pas un jeu à somme nulle. Il est possible, et même nécessaire de parvenir une solution qui bénéficient clairement aux deux communautés », avait-il conclu.

Chypre est divisée depuis juillet 1974, quand la Turquie a envahi le nord de l'île à la suite d'un coup d'Etat fomenté par des nationalistes chypriotes grecs, soutenus par la Grèce et visant à rattacher le pays à la Grèce.

 

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