Le Conseil de sécurité proroge le mandat des experts sur la RPDC

7 juin 2010
Le Conseil de sécurité de l'ONU.

Par l'adoption à l'unanimité de la résolution 1928, le Conseil de sécurité de l'ONU a prorogé lundi matin, le mandat du Groupe d'experts en charge de suivre la mise en œuvre des sanctions à l'encontre de la République populaire démocratique de Corée.

Considérant « que la prolifération des armes nucléaires, chimiques et biologiques et de leurs vecteurs continue de menacer la paix et la sécurité internationales », le Conseil de sécurité proroge « jusqu'au 12 juin 2011 le mandat du Groupe d'experts ».

Le Conseil engage « tous les États, les organes et organismes des Nations Unies et les autres parties concernées à coopérer pleinement avec (?) le Groupe d'experts, notamment en communiquant toutes les informations dont ils pourraient disposer concernant la mise en œuvre des mesures imposées par les résolutions 1718 (2006) et 1874 (2009) ».

Dans ses résolutions 1718 (2006) et 1874 (2009), le Conseil a imposé des mesures qui incluent notamment : un embargo sur les armements (qui englobe également une interdiction des transactions financières, des activités de formation ou des services techniques connexes); un embargo sur les programmes nucléaires et les programmes ayant trait aux missiles balistiques et autres armes de destruction massive; l'interdiction d'exportations d'articles de luxe vers la République populaire démocratique de Corée; des sanctions ciblées individuelles – interdiction de voyager et/ou gel des avoirs de personnes et entités désignées.

Le Groupe d'experts devra rendre un rapport à mi-parcours, précise la résolution.

Cette résolution survient alors que la République de Corée a saisi vendredi dernier le Conseil de sécurité à propos du naufrage le 26 mars dernier de l'un de ses navires militaires qui s'est soldé par la mort de 46 marins. Le 20 mai, une enquête menée par la République de Corée a conclu que le navire avait été la cible d'une torpille tirée par la République populaire démocratique de Corée.

L'ambassadeur de la République de Corée auprès de l'ONU, Park In-Kook, a donc soumis vendredi une lettre au Conseil de sécurité appelant les Etats membres à examiner sa demande et « de répondre d'une manière appropriée à la gravité de la situation », avait-il indiqué lors d''une conférence de presse au siège de l'ONU, à New York.

 

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