L'ONU lance une campagne pour mieux protéger les villes des catastrophes

27 mai 2010
Dégâts causés par le séisme au Chili le 27 février 2010.

Tremblement de terre en Haïti, nuage de cendres volcaniques en Europe, tsunami au Chili? les récentes catastrophes naturelles ont amené l'ONU à lancer une campagne internationale pour inciter les grandes villes de la planète à mieux se protéger des risques naturelles.

Coordonnée par l'organe de l'ONU chargé de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (UNISDR), en partenariat avec l'ONU-Habitat et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la campagne a été baptisée « Pour des villes résilientes : ma ville se prépare ».

Pendant les deux prochaines années, l'ONU va inciter les dirigeants des métropoles du monde et les gouvernements locaux à s'engager sur une liste de “Dix points essentiels” qui rendront leurs villes résilientes. L'engagement, sur un ou plusieurs points essentiels de cette liste, offrira aux gouvernements locaux et à d'autres organismes l'occasion de mettre en place le « Cadre d'action de Hyogo pour 2005- 2015 : pour des nations et des communautés résilientes face aux catastrophes », adopté en 2005 par 168 gouvernements.

« La réduction des risques urbains offre de nombreux avantages », a rappelé la Représentante Spéciale du Secrétaire Général de l'ONU pour la prévention des risques de catastrophe, Margareta Wahlström, dans un communiqué de presse annonçant le lancement de la campagne.

« Lorsqu'elle est appliquée avec succès et qu'elle s'intègre à des politiques d'urbanisation durable, la réduction des risques urbains aide les 'villes résilientes' à réduire la pauvreté, favorise la croissance et l'emploi et une plus grande équité sociale. Elle offre aussi de nouvelles perspectives économiques aux villes et contribue à créer des systèmes de santé et d'enseignement plus efficaces et des écosystèmes mieux équilibrés », a-t-elle ajouté.

Basée sur des campagnes antérieures consacrées à la résilience des bâtiments publics comme les écoles et les hôpitaux, cette nouvelle opération ambitionne de convaincre près d'un millier de maire dans le monde à investir dans la planification urbaine, les infrastructures, la sécurité des bâtiments, les systèmes de drainage pour éviter les inondations ou glissements de terrain, l'installation de système d'alerte préventive.

« En tant que dirigeants locaux, il est fondamental que nous soyons conscients des risques. Nous avons appris beaucoup de la pandémie de grippe aviaire ou de l'ouragan Mitch, notamment que nous devions investir plus de temps et de moyens pour réduire les risques », a indiqué le maire de la ville nicaraguayenne de Larreynaga-Malpaisillo.

« A l'heure ou plus de la moitié de la population mondiale vit dans des villes ou des centres urbains, que ces zones sont devenues les moteurs économiques des nations, la réduction des risques est une occasion que les villes et leurs habitants ne peuvent pas rater », a conclu la Représentante Spéciale du Secrétaire Général de l'ONU pour la Prévention des risques de catastrophe.

La campagne sera lancée dimanche 30 mai, à Bonn, en Allemagne, en présence du maire de la ville, Jürgen Nimptsch, et de cinq autres maires : Marcelo Ebrard, Maire de Mexico (Mexique), Cheikh Mamadou Abiboulaye Dieye, Maire de Saint Louis (Sénégal), Enrique GomezToruño, Maire de Larreynaga-Malpaisillo (Nicaragua), Ake Pettersson Frykberg, Maire adjoint de Karlstad (Suède) et Joey Sarte Salceda, Gouverneur de la province d'Albay (Philippines).

 

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