Conférence de suivi du TNP : trop d'enjeux pour un échec, selon Ban

24 mai 2010

Alors que la Conférence de suivi du Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) entre dans sa dernière semaine, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exhorté tous les pays à « dépasser leurs intérêts nationaux » pour atteindre les objectifs du désarmement.

Depuis le 3 mai, une centaine d'Etats membres du TNP sont réunis au siège de l'ONU, à New York, pour la conférence de suivi du TNP. Il ne s'agit pas de réviser ce texte essentiel pour la sécurité mondiale, ni de le renégocier, mais les Etats discutent des moyens d'étendre et de renforcer son universalité.

« Il y a trop d'enjeux pour que la Conférence se termine sur un échec, comme dans le passé », a estimé Ban Ki-moon lors de sa conférence de presse mensuelle. Il a donc appelé les pays à faire preuve de « pragmatisme », à « abandonner la rhétorique » et à « regarder au-delà de leurs intérêts nationaux » pour parvenir à un accord.

« Les Etats doivent répondre aux aspirations de la communauté internationale, celle d'un monde sans armes nucléaires », a-t-il insisté. Pour lui, cette Conférence ne peut pas s'achever comme la précédente, en 2005. Faute d'accord entre les Etats, aucune déclaration finale n'avait été adoptée.

Après avoir rappelé que la Conférence de 2010 avait « bien commencé », Ban Ki-moon a regretté que les discussions et les négociations aient « ralenti, en particulier sur les questions d'universalité du TNP et l'établissement d'une zone exempte d'armes nucléaires au Moyen Orient ». « Avec le Président de la Conférence, l'Ambassadeur des Philippines auprès des Nations Unies, Libran N. Cabactulan, je vais travailler à résoudre les divergence qui existent et à promouvoir le dialogue », a-t-il expliqué aux journalistes.

Saluant ensuite les nombreuses propositions faites par les Etats signataires du TNP, dans les trois domaines du traité -désarmement nucléaire, non-prolifération et usage pacifique de l'énergie atomique- le Secrétaire général a estimé que la Conférence était maintenant arrivée « à un moment crucial ». « Il est de temps de trouver un accord », a-t-il insisté.

Dès le début de la Conférence de suivi, Ban Ki-moon avait appelé les nations à prendre « en urgence des décisions destinées à construire un monde plus sûr ». « Nous sommes face à un choix : laisser un héritage de peur et d'inactions? ou agir avec courage et détermination », avait-il dit aux participants.

Le Secrétaire général, qui a placé le désarmement et la non-prolifération nucléaire au sommet de ses priorités, avait également insisté sur l'importance du TNP, « pierre angulaire du régime mondial de non-prolifération, l'un des traités internationaux les plus importants jamais établi ». « Nous savons tous qu'un accord est possible », a-t-il conclu lundi, rappelant qu'à l'heure actuelle le monde « avait plus que jamais besoin du régime de non-prolifération » mis en place par le TNP.

 

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