Darfour : la situation reste tendue à cause d'affrontements armés

24 mai 2010
Un groupe d'hommes armés au Darfour.

La situation sécuritaire au Darfour (Soudan) reste « tendue et imprévisible » en raison d'affrontements entre troupes gouvernementales et rebelles, a indiqué lundi la Mission de l'Union africaine et des Nations Unies (MINUAD).

La situation sécuritaire au Darfour (Soudan) reste « tendue et imprévisible » en raison d'affrontements entre troupes gouvernementales et rebelles, a indiqué lundi la Mission de l'Union africaine et des Nations Unies (MINUAD).

La MINUAD a confirmé en particulier des affrontements entre les forces soudanaises et des éléments du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), aux abords de la localité d'Um Sauna, dans le Sud Darfour. Les combats, qui ont débuté le 19 mai, ont fait des victimes dans chaque camp et les deux parties ont trouvé un accord pour laisser une organisation humanitaire internationale accéder aux blessés.

Des affrontements armés ont lieu également entre des troupes gouvernementales et des éléments d'un autre groupe rebelle, la faction Abdul Wahid de l'Armée de libération du Soudan (ALS), ainsi qu'entre tribus rivales du Sud Darfour.

A plusieurs reprises ces dernières semaines, le chef de la MINUAD, Ibrahim Gambari, a appelé les parties à résoudre leurs différends par le dialogue et non par la violence. « Le processus de paix, qui a été intensément soutenu par l'équipe conjointe de médiateurs, a fait des progrès mais un profond manque de confiance persiste et certaines parties ne se sont pas engagées dans ce processus », a-t-il expliqué au Conseil de sécurité la semaine dernière, faisant référence aux Accords de Doha, passés dans la capitale du Qatar entre le gouvernement soudanais et plusieurs factions rebelles.

Les pourparlers de Doha ont débouché en février sur la signature d'un accord-cadre destiné à tracer la route vers une résolution complète du conflit au Darfour, où près de 300.000 personnes ont été tuées et 2,7 millions autres ont fui depuis l'éruption des violences en 2003.

« Ces nouveaux affrontements ont fait des victimes civiles, déplacé des communautés et entravé les distributions de l'aide humanitaire », avait déploré Ibrahim Gambari devant le Conseil de sécurité, appelant toutes les parties à faciliter l'accès aux zones de combats au personnel de la MINUAD et des ONG.

 

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