Développement durable : l'ONU discute de la manière d'économiser les ressources

13 mai 2010

Des questions aussi cruciales que les transports, la gestion des déchets, les produits chimiques et les mines sont au centre des débats de la réunion annuelle de l'organe des Nations Unies faisant la promotion du développement durable, qui se déroule actuellement au siège des Nations Unies à New York.

La réunion de la Commission des Nations Unies sur le développement durable intervient dans un contexte de préoccupations croissantes sur l'impact à long terme de la consommation humaine sur l'environnement, le climat, l'alimentation, l'eau et la santé. Il s'agit de transformer les stratégies de développement et les modes de vie.

« Les transports, la gestion des déchets, les produits chimiques, les mines et la consommation durable sont directement liées à la lutte contre le changement climatique et à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) », a dit mercredi la Vice Secrétaire général de l'ONU, Asha-Rose Migiro, aux participants de cette réunion.

Selon elle, la demande croissante en termes de transport sape les efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. « Les gouvernements nationaux et locaux ont besoin de faire face à cette demande d'une manière durable », a-t-elle estimé.

En ce qui concerne la gestion des déchets, elle a noté que l'urbanisation, l'industrialisation et la croissance économique ont entraîné une forte augmentation de la quantité de déchets générés. « Il nous faut passer d'une société qui jette à une société qui épouse ces trois concepts : réduire, réutiliser et recycler », a-t-elle dit.

S'agissant des produits chimiques, la Vice Secrétaire général a relevé qu'il y avait trop peu d'analyses et d'informations sur la manière dont ces produits chimiques sont produits, utilisés et échangés. « Nous savons trop peu d'éléments sur l'impact des produits chimiques sur la santé humaine et l'environnement ».

Quant à l'extraction minière, elle a noté qu'elle laisse souvent les communautés concernées sans un avenir durable d'un point de vue économique et environnemental. Elle a appelé à examiner comment il est possible d'améliorer la planification nationale et locale et comment faire mieux respecter les réglementations en matière d'environnement, de sécurité et de santé.

Selon Mme Migiro, « il existe une prise de conscience croissante au sujet du développement durable ». « Les dirigeants du monde sont de plus en plus à l'aise avec cette expression, ainsi qu'avec le concept. Le développement durable est même devenu un mot à la mode chez les consommateurs, un atout pour vendre des produits », a-t-elle ajouté.

La Vice Secrétaire général a estimé que la réunion annuelle de la Commission sur le développement durable était une étape importante avant le Sommet sur les OMD en septembre à New York et dans la perspective de la Conférence en 2012 marquant le 20e anniversaire du Sommet de la Terre à Rio.

« Rio+20 sera une occasion de renouveler les engagements politiques en matière de développement durable », a-t-elle dit. « Pour faire de Rio+20 un succès, nous avons besoin d'un leadership clair, de la part des gouvernements, des entreprises et de la société civile et aussi au sein des Nations Unies ».

 

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