Les élections burundaises vont se dérouler dans un climat serein, estime l'ONU

10 mai 2010

Le Représentant exécutif du Secrétaire général et Chef du Bureau intégré des Nations Unies au Burundi (BINUB), Charles Petrie, a fait part lundi devant le Conseil de sécurité de son « optimisme prudent », 11 jours avant le début d'un cycle d'élections comprenant des scrutins présidentiel, législatif, sénatorial, communal et local qui se dérouleront jusqu'au mois de septembre prochain.

Selon M. Petrie, le Burundi, s'apprête à donner « un exemple extraordinaire de maturité politique ». « Un pays qui était jusqu'à une date récente en proie à la violence interne est, nous l'espérons, sur le point de prouver comment un gouvernement démocratiquement élu peut remplacer un autre », a-t-il ajouté invitant la communauté internationale à ne pas relâcher son engagement « afin que les gains réalisés soient irréversibles ».

Le cycle électoral débutera avec les élections communales le 21 mai prochain. Celles-ci seront suivies par les élections présidentielles, législatives, sénatoriales et locales, appelées aussi « collinaires », qui auront lieu respectivement le 28 juin, le 23 juillet, le 28 juillet et le 7 septembre.

L'un des défis du calendrier, a-t-il relevé, est la période très serrée pendant laquelle doivent se dérouler les élections, ainsi que la « gestion de tensions » qui pourraient survenir le jour des scrutins, à l'annonce des résultats ou pendant le règlement de contentieux électoraux ultérieurs.

Une équipe spéciale a été mise en place pour suivre de près la situation et répondre à toutes les demandes de soutien formulées par la Commission électorale nationale indépendante, a-t-il expliqué. De même, cette dernière a dispensé des formations aux partis politiques afin de les sensibiliser à la gestion pacifique des résultats électoraux.

Ces élections « représenteront le point culminant de presque deux décennies de travail acharné pour la cause de la paix » réalisé par le peuple burundais, ses responsables politiques, les dirigeants de la région et du continent africain, ainsi que les amis et partenaires du Burundi au niveau international, a indiqué M. Petrie.

Elles sont « importantes non seulement pour le pays, mais aussi pour l'ensemble de la sous-région ». « Des élections réussies et pacifiques au Burundi permettraient d'élever la barre et d'établir de véritables normes pour des progrès remarquables dans le reste de la région », a-t-il expliqué.

A l'issue de l'exposé de M. Petrie, les membres du Conseil de sécurité ont réitéré leur soutien au processus de consolidation de la paix et ont appelé le gouvernement burundais à « rester vigilant afin de prévenir tous risques de violence spécifiquement entre groupes de jeunes, avant, pendant et après les élections dans le but de garantir un environnement favorable et pacifique à l'organisation d'élections libres, justes, transparentes et crédibles ».

Après les élections, le Burundi continuera d'être confronté à des défis socioéconomiques, politiques et sécuritaires, a indique M. Petrie. Il a précisé que le gouvernement burundais avait déjà commencé à discuter des modalités de d'engagement que les Nations Unies devront envisager après la nomination du nouveau gouvernement.

 

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