Le Mali peut servir d'exemple au reste de l'Afrique dans la lutte contre le VIH

4 mai 2010

En mission de quatre jours au Mali, l'Administratrice du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Helen Clark, et le Directeur exécutif du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), Michel Sidibé, ont estimé que ce pays pouvait servir d'exemple au reste de l'Afrique dans la lutte contre le VIH.

En mission de quatre jours au Mali, l'Administratrice du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Helen Clark, et le Directeur exécutif du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), Michel Sidibé, ont estimé que ce pays pouvait servir d'exemple au reste de l'Afrique dans la lutte contre le VIH.

« Il y a vingt ans, lorsque j'étais ministre de la santé dans mon pays (Nouvelle-Zélande), nous avions les mêmes chances que vous de faire cesser l'épidémie à la racine », a déclaré Mme Clark. « Si nous avons réussi, c'est parce que nous avons adopté une approche ouverte à tous. Le Mali doit donner l'exemple aux autres pays d'Afrique en montrant de quelle manière il faut stopper l'épidémie de VIH. »

Selon les estimations gouvernementales, la prévalence du VIH a reculé au Mali, pour passer d'1,7 % en 2001 à 1,3 % en 2006. Quelque 27.000 personnes bénéficiaient d'un traitement antirétroviral en 2009, ce qui correspond à 80% des personnes ayant besoin de ce traitement. Les estimations de l'ONUSIDA considèrent que 100.000 personnes vivent actuellement avec le VIH au Mali.

Mme Clark et M. Sidibé ont entamé leur mission au Mali par la ville antique de Tombouctou où ils ont rencontré le Groupe d'appui à la formation de Base (GAFB), une organisation de la société civile locale qui assure une prévention contre le VIH en menant des programmes novateurs d'éducation par les pairs auprès des populations vulnérables, notamment les services en uniforme, la jeunesse et les employés de maison.

Michel Sidibé a souligné que le rôle du GAFB consistait à faire entendre la voix des personnes et à aider les membres les plus marginalisés de la société. « Cette organisation prouve que nous pouvons faire cesser l'épidémie de VIH en nous concentrant sur ceux qui sont les plus vulnérables », a ajouté M. Sidibé. « C'est un honneur pour moi de me joindre à Helen Clark pour sa première visite au Mali, laquelle démontre clairement l'engagement des Nations Unies à empêcher toute nouvelle infection au VIH. »

Le GAFB a commencé ses activités grâce à une subvention de la Banque mondiale. Il élargit ses services en s'appuyant sur des ressources du Fonds mondial. Il y a quelques semaines, le Fonds mondial a accordé au Mali une subvention sur deux ans de 43 millions de dollars USD pour intensifier la prévention, le traitement, les soins et le soutien contre le VIH dans le pays.

Lors de leurs rencontres avec des personnalités gouvernementales comme le Président Amadou Toumani Touré les 3 et 4 mai, les dirigeants du PNUD et de l'ONUSIDA ont appelé à l'accélération de la riposte nationale au sida dans la perspective de 2015, date fixée par la communauté internationale pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement.

M. Sidibé a appelé également de nouveau à l'élimination de la transmission du VIH de la mère à l'enfant. Selon les estimations pour 2008, 12% des femmes enceintes au Mali ont bénéficié d'un dépistage au VIH et seulement 18% des nourrissons nés de mères séropositives ont reçu des antirétroviraux pour empêcher l'infection au VIH.

Après le Mali, Mme Clark doit se rendre au Burkina Faso, en Tanzanie et en Afrique du Sud.

 

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