Ban condamne les pourfendeurs de la liberté de l'information

29 avril 2010

Dans la perspective de la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée le 3 mai, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a fermement condamné jeudi les assassinats et les intimidations de journalistes et toutes les entraves auxquelles ils font face dans le monde entier.

« La liberté d'expression est un droit fondamental, consacré à l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme », a déclaré M. Ban lors d'un événement sur la liberté de la presse organisé au siège de l'ONU.

« Je condamne ces meurtres et je demande instamment que leurs auteurs soient traduits en justice. Tous les gouvernements ont le devoir de protéger ceux qui travaillent dans les médias, y compris en enquêtant sur les crimes visant des journalistes et en traduisant leurs auteurs en justice », a-t-il ajouté.

L'année dernière, l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) a condamné l'assassinat de 77 journalistes. La plupart d'entre eux travaillaient pour de modestes publications locales, en temps de paix et ils ont été tués parce qu'ils tentaient de révéler des agissements criminels ou des cas de corruption, a indiqué le Secrétaire général.

« L'impunité donne carte blanche aux criminels et aux assassins et renforce ceux qui ont quelque chose à cacher. À long terme, elle a un effet corrosif et corrupteur sur la société tout entière », a déploré M. Ban.

Cette année, le thème choisi est 'La liberté d'information: le droit de savoir'. « Je me félicite de la tendance, constatée au niveau mondial, à l'adoption de nouvelles lois qui reconnaissent le droit universel d'accès à l'information détenue par des organismes publics », a dit M. Ban.

Mais il a pointé le manque de rigueur dans l'application de ces lois en soulignant que « les demandes d'obtention d'informations officielles sont souvent refusées, ou ne reçoivent qu'une réponse tardive, parfois des années après ».

Le Secrétaire général a également dénoncé les gouvernements et d'autres détenteurs de pouvoir qui entravent la liberté d'expression.

« Ils imposent de lourdes taxes sur le papier journal, rendant inabordable le prix des journaux. Les stations de radio et de télévision indépendantes sont chassées des ondes si elles critiquent la politique du gouvernement. Les censeurs veillent également au grain dans le cyberespace, restreignant l'utilisation d'Internet et des nouveaux moyens de communication », a dit M. Ban.

« L'Organisation des Nations Unies est solidaire des journalistes et professionnels des médias qui subissent des persécutions, où qu'ils soient », a affirmé le Secrétaire général. « Aujourd'hui, comme chaque jour, je demande aux gouvernements, à la société civile et aux individus du monde entier d'apprécier à sa juste valeur l'important travail accompli par les médias et de défendre la liberté d'information », a-t-il conclu.

 

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