Paludisme : De nouveaux tests rapides sont opérationnels

23 avril 2010

Une nouvelle évaluation de tests diagnostiques rapides du paludisme ont conclu que 16 nouveaux tests répondent aux critères minimums et sont opérationnels, a indiqué vendredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Une nouvelle évaluation de tests diagnostiques rapides du paludisme ont conclu que 16 nouveaux tests répondent aux critères minimums et sont opérationnels, a indiqué vendredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Ces tests rapides sont une percée majeure pour le contrôle du paludisme », a déclaré le Directeur du Programme global sur le paludisme de l'OMS, Robert Newman, dans un communiqué. « Ils permettent de tester les populations qui ne peuvent pas avoir un accès à un diagnostique basé sur la microscopie dans les zones rurales et reculées où la majorité des cas de paludisme surviennent », a-t-il ajouté.

La nouvelle évaluation menée par le Programme d'évaluation des diagnostiques rapides du paludisme a vérifié 29 tests rapides et conclu que 16 remplissaient les critères de performances édictés par l'OMS.

Selon une enquête menée dans 18 pays africains en 2008, on estime que seuls 22% des cas de paludisme étaient testés. Le diagnostique rapide de la maladie permettra aux agents de santé d'identifier rapidement les causes des fièvres de leurs patients sans attendre des résultats d'analyses de sang. Un meilleur diagnostique du paludisme permettra d'améliorer la survie des populations, spécifiquement les enfants, indique l'OMS.

On estime que le paludisme tue environ 1 million de personnes chaque année dans les pays les plus pauvres. L'Afrique est la plus touchée par la maladie qui y tue un enfant sur cinq.

En 2008, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait fixé deux objectifs : avoir fourni aux populations les moyens de se prémunir du paludisme en 2010 et atteindre la fin de la mortalité due à la maladie en 2015.

« Alors que nous allons commémorer la Journée mondiale contre le paludisme le 25 avril, il ne reste plus que 250 jours pour réaliser les objectifs fixés par le Secrétaire général de l'ONU pour que tous les pays endémiques atteignent la couverture universelle au 31 décembre 2010 par la mise en place des intervention essentielles de contrôle du paludisme », a déclaré la Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), Ann Veneman.

La distribution de moustiquaires imprégnées d'insecticide, ainsi que l'amélioration de l'accès des traitements et les campagnes de prévention et de sensibilisation dans les zones rurales ont permis de faire reculer significativement les décès liés au paludisme, a estimé Mme Veneman.

Cependant, « il est inacceptable que 850.000 personnes meurent encore d'une piqure de moustique chaque année. Environ 90% de ceux qui meurent du paludisme vivent en Afrique subsaharienne et sont des enfants de moins de cinq ans », a-t-elle ajouté.

Mme Veneman a souligné que la réduction de la mortalité due au paludisme contribuerait à réduire la mortalité des personnes atteintes du sida et diminuerait considérablement l'affluence dans les centres de santé.

« Le combat contre le paludisme peut être gagné et maintenant le monde doit s'unir pour garantir que plus personnes ne meurt d'une piqure de moustique », a conclu Mme Veneman.

 

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