Le HCR se réjouit de la naturalisation de 162.000 réfugiés en Tanzanie

16 avril 2010
Des réfugiés burundais en Tanzanie.

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) s'est félicité vendredi de l'annonce par la Tanzanie de la naturalisation de 162.000 réfugiés.

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) s'est félicité vendredi de l'annonce par la Tanzanie de la naturalisation de 162.000 réfugiés.

« Hier, lors d'une visite du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, António Guterres au village de Kenswa dans la région de Katumba en Tanzanie occidentale, le ministre tanzanien des affaires intérieures Lawrence Masha a publié la première liste de notification officielle de réfugiés burundais se voyant accorder la citoyenneté tanzanienne », a dit une porte-parole du HCR, Melissa Fleming, lors d'un point de presse à Genève.

Des notifications similaires ont été publiées simultanément par de hauts fonctionnaires en charge de l'immigration dans tous les autres camps du pays accueillant des Burundais qui s'étaient réfugiés en Tanzanie en 1972. Au total environ 162.000 personnes sont concernées.

Cette décision a été chaleureusement accueillie et qualifiée d'historique par António Guterres, qui a exprimé toute sa gratitude et sa reconnaissance au peuple et aux dirigeants de Tanzanie.

M. Guterres a également appelé la communauté internationale à reconnaître le geste de la Tanzanie, et sollicité la générosité des donateurs pour garantir l'entière réussite du processus d'intégration de ces nouveaux citoyens. Il a incité les autres pays où des populations de réfugiés vivent depuis longtemps à suivre l'exemple sans précédent établi par la Tanzanie.

L'annonce faite cette semaine en Tanzanie résulte du choix proposé en 2008 entre le rapatriement ou la demande de citoyenneté pour les réfugiés burundais « arrivés en 1972 ». Ceux qui ont opté pour le rapatriement sont aujourd'hui de retour dans leur pays d'origine.

Aussi récemment qu'en l'an 2000, la population de réfugiés en Tanzanie était la plus importante d'Afrique, plus de 680.000 Burundais et Congolais vivant dans les camps des régions frontalières de Kigoma et Kagera au nord-ouest du pays. La majorité d'entre eux étaient des Burundais qui avaient fui la guerre civile dans les années 1990. Depuis le lancement du processus de paix en 2002, près de 500.000 réfugiés ont quitté les pays voisins du Burundi pour rentrer chez eux.

 

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