L'AIEA appelle à nouveau l'Iran à pleinement coopérer sur le nucléaire

1 mars 2010

Le Directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, a appelé lundi l'Iran à pleinement coopérer pour assurer que le programme nucléaire du pays est effectivement poursuivi à des fins pacifiques.

Le Directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, a appelé lundi l'Iran à pleinement coopérer pour assurer que le programme nucléaire du pays est effectivement poursuivi à des fins pacifiques.

« Nous ne pouvons pas confirmer que toutes les matières nucléaires produites en Iran sont consacrées à des activités pacifiques parce que l'Iran n'a pas fourni à l'Agence la coopération nécessaire », a-t-il déclaré dans un discours au conseil des gouverneurs de l'AIEA à Vienne.

L'Iran soutient que son programme nucléaire est à caractère strictement pacifique mais la question a été sujet de préoccupation internationale depuis la découverte en 2003 que le pays avait dissimulé ses activités nucléaires pendant près de deux décennies, en violation de ses obligations en vertu du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

Le Directeur général a exhorté l'Iran à coopérer dans l'application des résolutions de l'AIEA et du Conseil de sécurité de l'ONU, ainsi que dans la clarification des questions liées à l'éventuelle dimension militaire de son programme nucléaire.

Il a rappelé que l'Agence avait proposé au mois d'octobre 2009 un accord sur l'enrichissement de l'uranium iranien avec la coopération de la Russie et de France. L'Iran a déclaré qu'il lui fallait plus de temps pour fournir une réponse à cette proposition, tandis que les trois autres parties aux négociations de cet accord, la France, la Russie et les Etats-Unis, ont toutes manifesté leur approbation.

« L'arrangement proposé en octobre est encore sur la table », a souligné M. Amano, estimant qu'il permettrait d'assurer l'exploitation continue du réacteur de recherche de Téhéran et pourrait contribuer à « construire la confiance ».

Plus tôt ce mois-ci, l'AIEA a exprimé sa préoccupation après l'annonce par l'Iran qu'il produirait lui-même de l'uranium enrichi à 20% dans une usine à Natanz, dans le centre du pays.

En ce qui concerne la Syrie, le Directeur général de l'AIEA a noté que le pays n'a pas coopéré avec l'AIEA depuis juin 2008 sur les questions en suspens relatives à Dair Alzour et d'autres sites. « Il serait utile qu'Israël partage avec l'Agence toutes les informations pertinentes qu'il possède », a-t-il dit.

En outre, M. Amano a rappelé au conseil des gouverneurs de l'AIEA que ses inspecteurs avaient quitté la République populaire démocratique de Corée (RPDC) en avril dernier. « L'Agence n'est plus en mesure de mettre en œuvre le suivi de l'accord spécial et de vérification en RPDC », a-t-il dit.

« Toutefois, je considère la dénucléarisation de la péninsule coréenne comme une question de grande importance », a-t-il assuré, saluant les « efforts inlassables » de la Chine et d'autres parties pour reprendre les pourparlers à six, qui impliquent également la RPDC, le Japon, la République de Corée, la Fédération de Russie et les États-Unis.

Dans son discours, M. Amano qui a entamé l'automne dernier un mandat de quatre ans à la tête de l'Agence, a également évoqué des questions relatives à la sûreté nucléaire et la lutte contre le cancer.

 

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