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L'UNESCO lance l'Année internationale du rapprochement des cultures

L'UNESCO lance l'Année internationale du rapprochement des cultures

Des banderoles colorées orange, jaunes et violettes rayonnent à partir d'un point central sur fond blanc.
L'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) a lancé jeudi l'Année du rapprochement des cultures, avec la réunion pour la première fois du panel de haut niveau sur la paix et le dialogue entre les cultures.

L'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) a lancé jeudi l'Année du rapprochement des cultures, avec la réunion pour la première fois du panel de haut niveau sur la paix et le dialogue entre les cultures.

Ce panel de haut niveau, qui est composé de personnalités éminentes du monde politique, intellectuel et religieux, a été mis en place début février par la Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, pour renforcer la tolérance, la réconciliation et l'équilibre dans le monde. L'UNESCO a été désignée par l'Assemblée générale des Nations Unies pour jouer un rôle de chef de file dans la célébration de cette Année du rapprochement des cultures.

« Nous vivons dans un monde marqué de plus en plus par une interdépendance croissante dans tous les domaines de l'activité humaine », a déclaré Irina Bokova. « Parallèlement, avec la mondialisation, l'incompréhension et la méfiance se sont accrues ces dernières années. La crise économique, environnementale et aussi éthique est venue accroître encore davantage ce sentiment d'insécurité et de méfiance ».

Face à ce constat, l'UNESCO souhaite mettre en place « un nouvel humanisme » pour sauvegarder la cohésion sociale et préserver la paix. L'objectif est de promouvoir la diversité des cultures « qui englobent non seulement les arts et les lettres mais aussi les modes de vie, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances », a souligné Irina Bokova.

Quatre axes stratégiques d'action ont été définis. Il s'agira de promouvoir une connaissance mutuelle de la diversité culturelle, ethnique, linguistique et religieuse ; d'élaborer un cadre de valeurs communes ; de renforcer une éducation de qualité et des compétences interculturelles ; et d'inciter au dialogue en faveur du développement durable.

Irina Bokova a lancé un appel à la mobilisation de tous les partenaires de l'UNESCO pour qu'ils participent à l'échelon local, national, régional et international à l'Année internationale du rapprochement des cultures.

« Face aux défis d'un monde de plus en plus interconnecté, notre tâche commune est de jeter des passerelles solides et solidaires entre toutes les cultures afin de créer une nouvelle éthique universelle du vivre ensemble », a conclu la Directrice Générale de l'UNESCO.

Membres du Panel de haut niveau sur la Paix et le dialogue entre les cultures présents à la réunion du 18 février 2010 :

- Kjell Magne Bondevik (Norvège), ancien Premier ministre de Norvège; fondateur et président du Centre pour la Paix et les Droits de l’homme d’Oslo

- Lydia Cacho (Mexique), journaliste, Prix mondial de la liberté de la presse 2008

- Mustafa Ceric (Bosnie-Herzégovine), Grand Mufti de Bosnie-Herzégovine

- May Chidiac (Liban), journaliste, Prix mondial de la liberté de la presse 2006

- Souleymane Cissé (Mali), cinéaste

- Esther Coopersmith (Etats-Unis), Prix de la paix des Nations Unies (1984) et Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO pour le dialogue interculturel (2009)

- Vigdís Finnbogadóttir (Islande), ancienne Présidente de l'Islande et Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO (1998)

- Monsignor Francesco Follo, au nom de Monseigneur Gianfranco Ravasi (Vatican), Président du Conseil pontifical pour la culture

- Mohamed Ibrahim (Soudan), fondateur et président de la Fondation Mo Ibrahim

- Attiyah Inayatullah (Pakistan), Membre de l’Assemblée nationale du Pakistan et ancienne Ministre pour le développement social des femmes du Pakistan

- Marc Ladreit de Lacharrière (France), Président de la Fondation Culture & Diversité ; Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO (2009)

- Monsignor Laurent Monsengwo Pasinya (République démocratique du Congo), Archevêque de Kinshasa

- Ilber Ortayli (Turquie), Président du Musée du Palais Topkapi

- Tavivat Puntarigvavat (Thaïlande), Directeur de l’Institut de recherche et de développement de l’Université mondiale du Bouddhisme

- Hegumen Philip Riabykh (Fédération de Russie), Vice-président, Département des Affaires étrangères du Patriarcat de Moscou

- Yazid Sabeg (France), Commissaire à la diversité et à l’égalité des chances ; Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO (2010)

- Wole Soyinka (Nigéria), écrivain, Prix Nobel de littérature (1986)

- Simone Veil (France), ancienne Présidente du Parlement européen, Présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.