Côte d'Ivoire : Ban appelle les Ivoiriens à achever les préparatifs du scrutin

14 janvier 2010

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, appelle tous les Ivoiriens à achever les préparatifs des élections présidentielles en Côte d'Ivoire, qui sont maintenant prévues en mars.

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, appelle tous les Ivoiriens à achever les préparatifs des élections présidentielles en Côte d'Ivoire, qui ont été repoussées à maintes reprises et sont maintenant prévues en mars.

« En dépit du report de l'élection présidentielle, qui aurait dû avoir lieu le

29 novembre, le processus électoral s'est déroulé comme prévu et les préparatifs ont progressé à un rythme encourageant », écrit M. Ban dans un rapport au Conseil de sécurité publié cette semaine. Il « engage les parties à poursuivre sur cette voie et les institutions nationales responsables à exécuter dans les meilleurs délais les tâches restant à accomplir. »

Selon lui, la publication de la liste électorale provisoire est une étape importante sur la voie de la tenue de l'élection. Le Représentant spécial du Secrétaire général en Côte d'Ivoire, YJ Choi, a confirmé publiquement la validité de la liste électorale provisoire ainsi que de la procédure suivie pour l'établir.

« On peut donc espérer qu'une liste électorale fiable pourra être dressée. De plus, les protagonistes ivoiriens, dans un esprit de conciliation, ont consenti à ce que l'on procède à de nouvelles opérations de traitement des données afin de réduire encore, sur la liste électorale provisoire, le nombre de noms n'ayant pas été confirmés. J'engage la Commission électorale indépendante et ses partenaires techniques à parachever la liste électorale définitive de la même façon, c'est-à-dire de manière transparente et crédible », dit Ban Ki-moon.

Pour que les derniers préparatifs des élections – étape délicate – puissent être menés à bien, il faudra, selon lui, que la communauté internationale maintienne son engagement, y compris pour ce qui est de sécuriser le processus. Il invite les parties ivoiriennes à faire progresser le déploiement des brigades mixtes dans tout le pays

Le Secrétaire général rappelle qu'il a reçu une lettre, dans laquelle le Président ivoirien Laurent Gbagbo et le Facilitateur, son homologue burkinabé Blaise Compaoré, proposaient pour une période limitée à trois mois le déploiement d'une unité militaire du Burkina Faso de 500 hommes au sein de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI).

« J'ai l'intention de faire part au Conseil de sécurité et aux pays fournisseurs de contingents de mes recommandations à cet égard, concernant notamment l'état des préparatifs menés pour renforcer provisoirement les moyens de l'ONUCI en y transférant selon les besoins des contingents et des actifs de la MINUL, à la faveur de la coopération entre les missions. Dans les deux cas de figure, l'aval du Conseil de sécurité devra être obtenu au préalable », écrit M. Ban.

Au-delà des élections, le Secrétaire général estime que de grosses difficultés demeurent en lien avec les aspects inachevés de l'Accord politique de Ouagadougou, en particulier ceux qui ont trait à la réunification du pays.

Il s'agit notamment du désarmement des ex-combattants des Forces nouvelles et du démantèlement des milices, de la réunification des forces de défense et de sécurité ivoiriennes, du redéploiement effectif de l'administration de l'État sur l'ensemble du territoire et de la centralisation du Trésor.

Le Secrétaire général recommande par ailleurs au Conseil de sécurité de proroger de six mois le mandat de l'ONUCI, jusqu'au 31 juillet 2010.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

Côte d'Ivoire : Le traitement du contentieux doit être accéléré, selon le chef de l'ONUCI

Le Représentant spécial du Secrétaire général en Côte d’'voire, YJ Choi, a insisté sur la nécessité d'accélérer la gestion du traitement du contentieux sur l'inscription sur la liste électorale provisoire, alors que les élections présidentielles sont désormais prévues au début de l'an prochain.