Géorgie : L'aide dans la vallée de Pankisi va se concentrer sur le développement

6 janvier 2010

En 2010, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) va se retirer progressivement du programme d'aide aux réfugiés tchétchènes dans la vallée de Pankisi, dans le nord-est de la Géorgie, alors que ceux-ci vont recevoir la nationalité géorgienne.

En 2010, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) va se retirer progressivement du programme d'aide aux réfugiés tchétchènes dans la vallée de Pankisi, dans le nord-est de la Géorgie, alors que ceux-ci vont recevoir la nationalité géorgienne.

« Nous avons fait notre travail », a indiqué Peter Nicolaus, délégué du HCR en Géorgie. L'agence des Nations Unies va transmettre la responsabilité de l'assistance au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) qui a commencé à envoyer des équipes dans la région pour identifier les besoins des communautés locales.

Inita Paulovica, la déléguée par intérim du PNUD en Géorgie, s'est félicitée de cette transition planifiée vers des activités pour le développement. « Avec son assistance dont sont bénéficiaires quelque 800 réfugiés, le HCR a activé le développement économique de la vallée.

Désormais, le PNUD travaillera étroitement avec les autorités locales et les personnes présentes dans la région pour créer un projet qui répondra aux besoins principaux en terme de développement dans cette zone », a-t-elle expliqué.

Le HCR vient en aide à des personnes d'ethnies tchétchène et kiste en Géorgie depuis 1999, lorsque ce pays a accueilli quelque 8.000 réfugiés fuyant le conflit survenant dans leur région appartenant à la Fédération de Russie. Depuis, la plupart d'entre eux sont rentrés en Tchétchénie ou ont rejoint l'Europe occidentale. Toutefois quelque 800 d'entre eux restent dans la vallée de Pankisi, où ils vivent au côté des Kistes géorgiens.

Avec l'aide du HCR, le gouvernement ainsi que d'autres organisations, ce dernier groupe s'est intégré dans le tissu économique et social local de la vallée. Leur demande de nationalité géorgienne est actuellement en cours et, ces dernières semaines, environ 60% d'entre eux ont déjà été naturalisés. Un grand nombre d'entre eux devraient encore demander la nationalité.

Les programmes du HCR pour la création de revenus s'avèrent particulièrement importants pour aider les réfugiés, comme Shota et sa famille, à s'intégrer et à retrouver une vie normale dans la vallée de Pankisi. Shota, qui a créé une affaire florissante dans le secteur de la menuiserie, sent désormais qu'il a été adopté par le pays qui l'a hébergé quand il était désespéré.

Ailleurs dans la vallée, de nombreux autres réfugiés originaires de Tchétchénie ont également créé des entreprises prospères après avoir bénéficié de conseils, d'une formation et d'un financement à leur création de la part du HCR.

« Il est nécessaire de mener des projets au bénéfice des réfugiés aussi longtemps que les réfugiés sont plus vulnérables que la population locale », a indiqué Peter Nicolaus. « Toutefois, dès que cette insuffisance est comblée, il serait contreproductif de continuer. »

 

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