Après Copenhague, l'OACI poursuit son plan de réduction des émissions de l'aviation

29 décembre 2009

L'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) poursuit son plan d'action énergique visant à lutter contre les changements climatiques même si le Sommet de Copenhague sur le changement climatique n'est pas parvenu à un accord sur les carburants de soute de l'aviation civile internationale et du secteur maritime.

En réponse aux résultats de Copenhague, le président du Conseil de l'OACI, Roberto Kobeh González, a souligné que les États restaient engagés, dans le cadre de la Convention relative à l'aviation civile internationale, à travailler par l'intermédiaire de l'OACI à gérer les émissions provenant de l'aviation civile internationale pour que l'industrie du transport aérien puisse être durable du point de vue de l'environnement.

Selon le quatrième rapport d'évaluation du Groupe intergouvernemental d'experts sur le changement climatique (GIEC), les émissions de CO2 provenant du secteur aéronautique représentent environ 2% des émissions mondiales imputables à l'activité humaine, dont environ 60% se rapportent aux voyages aériens internationaux.

Lors d'une réunion de haut niveau de l'OACI tenue en octobre, les États représentant 93% du trafic aérien commercial mondial sont parvenus, en coopération avec l'industrie du transport aérien, à un accord visant à réduire encore la contribution de l'aviation aux changements climatiques, grâce à des initiatives comme les suivantes : un objectif mondial d'amélioration annuelle de 2% du rendement du carburant, jusqu'à l'an 2050 ; l'élaboration d'une norme mondiale pour les aéronefs en ce qui concerne le CO2 ; l'élaboration d'un cadre pour des mesures fondées sur le marché dans l'aviation internationale ; des mesures visant à aider les États en développement et à faciliter l'accès à des ressources financières, les transferts de technologies et le développement des capacités ; et la poursuite des travaux d'élaboration et de mise en oeuvre de carburants alternatifs dans le monde entier qui pourraient faire de l'aviation le premier secteur à utiliser des carburants alternatifs durables à l'échelle mondiale.

« La croissance prévue de la demande publique de transport aérien dans les années à venir pourrait excéder notre capacité à limiter la contribution des voyages aériens aux changements climatiques si nous ne poursuivons pas cette démarche progressiste consistant à élaborer et à mettre en oeuvre des solutions hardies et efficaces », a dit M. Kobeh.

 

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