Le Conseil de sécurité renouvelle le mandat de la Mission de l'ONU en RDC

23 décembre 2009

Le Conseil de sécurité a renouvelé à l'unanimité jusqu'au 31 mai 2010 mercredi le mandat de la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC), avec l'intention de le prolonger encore de 12 mois par la suite.

La résolution 1906 adoptée à l'unanimité autorise le maintien d'effectifs pouvant atteindre 19 815 militaires, 760 observateurs militaires, 391 policiers et 1 050 membres d'unités de police constituées. Le Conseil souligne qu'il compte envisager de réexaminer et de modifier le mandat de la Mission dans une résolution ultérieure.

Le Conseil de sécurité a décidé que la MONUC, en étroite collaboration avec les autorités de Kinshasa, aurait pour mandat d'assurer la protection des civils, du personnel humanitaire, ainsi que du personnel et des installations des Nations Unies. La Mission devra aussi mener des activités élargies de désarmement, de démobilisation et de réintégration des groupes armés congolais. Elle aura aussi en charge le désarmement, la démobilisation, le rapatriement, la réinstallation et la réintégration des groupes armés étrangers. Enfin, la MONUC devra appuyer la réforme du secteur de la sécurité menée par le gouvernement.

Afin d'affiner les objectifs de la MONUC, le Conseil prie le Secrétaire général de procéder d'ici au 1er avril prochain à un examen stratégique de la situation et des progrès réalisés par celle-ci dans l'exécution de sa tâche. En étroite coopération avec les autorités congolaises, ainsi qu'avec les pays fournissant des effectifs militaires et de police, le Secrétaire général devra déterminer les modalités de la reconfiguration du mandat de la Mission. Il s'agit de définir en particulier les tâches essentielles dont elle devra s'acquitter avant d'envisager un retrait progressif.

Au chapitre de la protection des civils, le Conseil de sécurité exige notamment de tous les groupes armés qu'ils cessent immédiatement toutes formes de violence et de violation des droits de l'homme visant la population civile, les actes de violence sexuelle en particulier. Le Conseil désigne nommément à cet égard les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et l'Armée de résistance du Seigneur (LRA).

Il exige par ailleurs des autorités congolaises qu'elles prennent immédiatement les mesures voulues pour protéger les civils, notamment les femmes et les enfants, les engageant à assurer l'application intégrale de sa « politique de tolérance zéro ».

Le représentant congolais a pris la parole pour rappeler que son pays n'était pas à l'origine des troubles dans la région des Grands Lacs. C'est la RDC qui a été la victime d'une agression armée, aujourd'hui unanimement reconnue mais curieusement jamais qualifiée comme telle par le Conseil, a-t-il affirmé. Il a regretté par ailleurs que, malgré les efforts fournis par son gouvernement, la résolution 1906 pointe du doigt l'indiscipline « supposée ou avérée » de l'armée congolaise.

 

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