Afrique du Sud : L'UNICEF se félicite de la nouvelle stratégie de lutte contre le VIH

4 décembre 2009

Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a accueilli avec satisfaction la décision du gouvernement d'Afrique du Sud de largement ouvrir l'accès au traitement antirétroviral (ART) afin de l'étendre à l'ensemble des femmes et des enfants du pays qui vivent avec le VIH/sida, mais également afin de prévenir de nouvelles infections chez les enfants.

Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a accueilli avec satisfaction la décision du gouvernement d'Afrique du Sud de largement ouvrir l'accès au traitement antirétroviral (ART) afin de l'étendre à l'ensemble des femmes et des enfants du pays qui vivent avec le VIH/sida, mais également afin de prévenir de nouvelles infections chez les enfants.

En adoptant les nouvelles directives sur le traitement du VIH, produites par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), et qui prévoient de rendre disponibles ces services dans chaque centre de santé, le pays montre son intérêt à normaliser la prise en charge du VIH dans le cadre courant des services de soins de santé primaire, afin de sauver des vies et empêcher de nouvelles infections, affirme l'UNICEF dans un communiqué.

« Le gouvernement d'Afrique du Sud a montré une capacité de décision sans précédent, une vision et de la compassion pour ses enfants et leur bien-être futur. En donnant une priorité à la lutte contre la pandémie de VIH, le pays empêchera de nouvelles infections par le VIH, contribuera à la réduction de la mortalité infantile et évitera que plus d'enfants ne deviennent orphelins à cause du sida, » a déclaré Aida Girma, représentante de l'UNICEF en Afrique du Sud.

Les mesures annoncées par le Président Jacob Zuma à l'occasion des cérémonies nationales de la Journée mondiale contre le sida cette semaine, se fondent sur le travail déjà en cours de réalisation dans le pays pour étendre l'accès à la Prévention de la transmission de la mère à l'enfant (PTME) à toutes les femmes vivant avec le VIH/sida, et augmenter les capacités de diagnostic précoce des enfant en bas âge et ainsi allonger la durée du traitement pédiatrique des enfants positifs au VIH.

Déjà, grâce aux efforts concertés, la couverture de la PTME était passée de 15 à 73% en 2004, et le traitement pédiatrique a atteint 61% des 94.000 enfants estimés dans le besoin à la fin de 2008. Cependant, la majorité des enfants en bas âge n'est pas dépistée avant l'âge de six semaines et plusieurs meurent sans avoir été diagnostiqués ni traités.

L'annonce faite d'élargir le traitement à tous les enfants en bas âge vivant avec le VIH/sida augmentera radicalement leur chance de survie grâce à l'amélioration du diagnostic précoce des enfants en bas âge. Selon l'UNICEF, sans traitement approprié la moitié des enfants vivant avec le VIH mourra d'une cause liée au VIH avant leur deuxième anniversaire. Les taux de survie sont en hausse de 75% pour les nouveau-nés séropositifs qui sont diagnostiqués et commencent le traitement dans leurs 12 premières semaines de vie.

En élargissant le traitement à l'ensemble des femmes enceintes séropositives avec un nombre de CD4 de 350 ou inférieur ou qui montrent des symptômes de maladie, les femmes seront moins susceptibles de transmettre le virus à leur enfant à naître, mais elles seront aussi en meilleure santé pour accoucher et vivront plus longtemps pour s'occuper de leurs enfants.

 

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