Chypre : Ban demande de proroger de six mois le mandat de la force de l'ONU

2 décembre 2009

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, demande dans un rapport publié mercredi que le mandat de la Force des Nations Unies chargée du maintien de la paix à Chypre soit prorogé de six mois, jusqu'à 15 juin 2010, estimant que la Force continue de jouer un rôle essentiel et privilégié sur l'île.

Au cours des derniers mois, « la situation est demeurée calme dans la zone tampon », qui sépare les Chypriotes grecs et turcs, note M. Ban dans ce rapport remis au Conseil de sécurité. « Le nombre des violations militaires était comparable à celui de la précédente période, tandis que les forces en présence ont fait preuve de retenue et, dans l'ensemble, d'un bon esprit de coopération avec la Force des Nations Unies. Néanmoins, l'action que ne cesse de mener la Force pour faire progresser les discussions sur les mesures de confiance militaires n'a pas encore abouti », ajoute-t-il.

Le Secrétaire général relève avec satisfaction que les forces turques/forces de sécurité chypriotes turques ont levé presque toutes les restrictions à la circulation du personnel de la Force. Cela étant, il appelle au retrait rapide des restrictions imposées au personnel civil de l'ONU recruté sur le plan local. « La liberté de mouvement de tout le personnel de l'ONU est une question de principe pour l'Organisation et une exigence opérationnelle pour la Force », dit-il.

Au 31 octobre, l'effectif de la composante militaire de la force de l'ONU à Chypre était de 858 personnes et la composante de police comptait 69 personnes.

Selon le rapport, l'opération de déminage menée dans la zone tampon progresse de manière soutenue. Toutefois, l'accident tragique survenu le 28 octobre est venu rappeler le danger que présentent les champs de mines encore présents à Chypre, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la zone tampon.

Par ailleurs, le Secrétaire général estime que la création de liens et de contacts économiques, sociaux, culturels, sportifs et autres aura un effet favorable sur le processus de paix. « Ces contacts permettront de renforcer la confiance entre les communautés et contribueront à atténuer le sentiment d'isolement des Chypriotes turcs », écrit-il. « Par ailleurs, l'égalité économique et sociale plus grande entre les parties permettra non seulement de faciliter la réunification ultérieure mais aussi de la rendre plus probable. »

 

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