Ban encourage Israël et la Syrie à reprendre les pourparlers de paix indirects

1 décembre 2009

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, note dans un rapport publié mardi que la situation dans le secteur Israël-Syrie est restée calme ces six derniers mois et il encourage les deux pays à reprendre les pourparlers de paix indirects sous les auspices de la Turquie.

« La Force des Nations Unies chargée d'observer le dégagement (FNUOD), créée en mai 1974, afin de superviser le cessez-le-feu prévu par la résolution du Conseil de sécurité et l'accord de désengagement entre les forces syriennes et israéliennes du 31 mai 1974, a continué de s'acquitter de sa tâche de manière efficace, avec la coopération des parties », écrit M. Ban dans ce rapport remis au Conseil de sécurité.

« Néanmoins, la situation au Moyen-Orient est tendue et le restera probablement à moins que l'on ne parvienne à un règlement global portant sur tous les aspects du problème au Moyen-Orient. J'espère que tous les intéressés feront des efforts énergiques pour aborder le problème sous tous ses aspects de façon à parvenir à un règlement pacifique juste et durable, comme l'a demandé le Conseil de sécurité dans sa résolution 338 (1973). À cet égard, j'encourage les parties à reprendre les pourparlers de paix indirects sous les auspices de la Turquie, en vue de parvenir à une paix globale, conformément au mandat de la Conférence de Madrid », ajoute-t-il.

Le Secrétaire général considère que, vu la situation actuelle, le maintien de la présence de la FNUOD dans la région est indispensable. Il recommande au Conseil de sécurité d'en proroger le mandat pour une nouvelle période de six mois, jusqu'au 30 juin 2010. Le gouvernement de la République arabe syrienne et le gouvernement israélien ont donné leur accord à cette prorogation, note-t-il.

« J'espère que les deux parties continueront de s'efforcer d'assouplir les restrictions imposées à la mobilité de la Force et au transport de ses fournitures », dit-il.

Il relève par ailleurs le déficit de financement de la Force. Au 30 septembre 2009, le montant des contributions non acquittées représentait 19,9 millions de dollars. En même temps, au 31 octobre 2009, le montant dû aux pays qui fournissent des contingents à la FNUOD s'élevait à 2,3 millions de dollars. « Les contributions non acquittées empêchent le Secrétariat d'appuyer les opérations de la Force et de rembourser les États Membres qui lui fournissent des contingents », souligne M. Ban.

 

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