Guinée : Le Conseil de sécurité suit attentivement l'instauration d'une enquête

28 octobre 2009

À la suite de la répression sanglante de manifestants à Conakry, en Guinée, le 28 septembre, le Conseil de sécurité a demandé mercredi au Secrétaire général de le maintenir informé sur l'instauration d'une commission d'enquête internationale et sur l'évolution de la situation dans la région.

Dans une déclaration de sa présidence, le Conseil demande au Secrétaire général de lui faire un « rapport actualisé sur l'évolution de la situation sur le terrain, les conséquences éventuelles pour la sous-région, l'enquête internationale et les mesures prises par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et l'Union africaine ».

Le Secrétaire général a annoncé le 16 octobre son intention d'établir une commission d'enquête internationale afin de déterminer la responsabilité des personnes impliquées dans la répression. De son côté, le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a confirmé qu'il procédait à un examen préliminaire pour déterminer si les crimes commis pourraient relever de la compétence de la Cour.

Dans sa déclaration de mercredi, le Conseil de sécurité condamne « à nouveau énergiquement les violences qui auraient fait plus de 150 morts et des centaines de blessés, les autres violations flagrantes des droits de l'homme qui ont été signalées dont de nombreux viols et violences sexuelles commis sur des femmes, ainsi que l'arrestation arbitraire de manifestants pacifiques et de dirigeants de l'opposition ».

A l'issue d'une séance sur le thème de la consolidation de la paix en Afrique de l'Ouest, le Conseil de sécurité réaffirme qu'il est indispensable que les autorités nationales guinéennes « luttent contre l'impunité, traduisent les coupables en justice, défendent l'Etat de droit, y compris le respect des droits fondamentaux, et libèrent toutes les personnes privées du droit à une procédure régulière ».

Le Conseil de sécurité se félicite de la médiation entreprise par le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, et « demande à la communauté internationale de soutenir son action ».

Il se félicite en outre de la déclaration de la réunion au sommet de la CEDEAO, qui soutient la décision du Secrétaire général de charger une commission d'enquête internationale de mener à bien des investigations sur les événements du 28 septembre.

Le Conseil « prend note du fait que les autorités guinéennes se sont officiellement engagées à aider la commission d'enquête internationale à mener ses travaux en toute sécurité », ajoute la déclaration.

 

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