Ban : Urgent d'agir pour protéger les hôpitaux des risques de catastrophes

14 octobre 2009

A l'occasion de la Journée mondiale pour la prévention des catastrophes, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont jugé qu'il était urgent d'agir pour protéger les hôpitaux des risques de catastrophes naturelles.

A l'occasion de la Journée mondiale pour la prévention des catastrophes, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont jugé qu'il était urgent d'agir pour protéger les hôpitaux des risques de catastrophes naturelles.

« Lors d'une catastrophe naturelle, les souffrances de la population sont d'autant plus graves si les services indispensables pour sauver des vies – hôpitaux, dispensaires et autres établissements de santé – sont touchés », a noté M. Ban dans un message. « Vu l'augmentation des catastrophes climatiques, il importe au plus haut point de faire en sorte que les établissements de santé publique soient prêts à faire face aux situations d'urgence et à fournir les soins qui permettent de sauver ces vies », a-t-il ajouté.

Selon l'organisme chargé de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (UNISDR), les catastrophes naturelles qui ont frappé l'Asie et le Pacifique ce mois-ci rappellent qu'il est urgent d'agir pour mieux protéger les hôpitaux face aux désastres.

Le Secrétaire général a noté pour sa part qu'à « L'Aquila, en Italie, l'écroulement d'un hôpital tout neuf a tristement rappelé que les systèmes de santé des pays riches n'étaient pas à l'abri ».

Selon une récente enquête de l'OMS, seuls 50% des pays dans le monde ont prévu un budget dans le secteur de la santé pour réduire les risques et se préparer aux situations d'urgence. « En cas d'inondation, d'ouragan, de cyclone ou de séisme, les hôpitaux et les autres établissements de santé sont en première ligne et nombre d'entre eux sont endommagés car aucune mesure de sécurité n'a été prévue lors de leur conception ou de leur construction », note l'OMS.

Margareta Wahlström, représentante spéciale du Secrétaire général pour la prévention des catastrophes, a estimé de son côté que « tous les hôpitaux devraient désormais être construits pour pouvoir résister aux conséquences des catastrophes naturelles. L'état des établissements de santé déjà construits devrait être évalué et des mesures devraient être prises pour y améliorer la sécurité et la préparation aux situations de catastrophe. »

« Nous avons beaucoup progressé dans la sécurisation des hôpitaux mais il faut encore investir davantage pour améliorer le fonctionnement des établissements lorsqu'une catastrophe se produit », a-t-elle ajouté.

Le Mexique a montré qu'il est possible de rendre les hôpitaux plus sûrs en appliquant un indice de sécurité qui mesure 145 points cruciaux permettant de classer les établissements à risque en trois niveaux. L'indice de sécurité des hôpitaux est maintenant appliqué dans de nombreux établissements en Bolivie, en Équateur et au Pérou mais aussi dans des pays d'autres régions du monde comme Oman, le Soudan et le Tadjikistan.

 

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