Huit nouveaux Etats membres de l'ONU adhèrent aux Engagements de Paris

30 septembre 2009

Huit Etats membres des Nations Unies ont adhéré cette semaine aux "Engagements de Paris", visant à empêcher le recrutement ou l'utilisation illicites d'enfants par des forces ou des groupes armés.

L'Albanie, la Guinée, le République centrafricaine, l'Erythrée, la Jamaïque, le Liechtenstein, le Panama et le Sénégal ont porté à 84 le nombre de signataires, a annoncé l'ONU dans un communiqué.

Les nouvelles signatures “montrent que la communauté internationale est mobilisée afin de mettre un terme à cette pratique intolérable”, a déclaré Alain Joyandet, le secrétaire d'État à la coopération et à la francophonie de la France.

Adoptés à Paris en février 2007, les « Engagements de Paris » expriment la détermination des Etats signataires à prévenir le recrutement et l'utilisation d'enfants soldats, et proposent des mesures concrètes que les gouvernements peuvent et devraient mettre en place afin de protéger et réintégrer les enfants touchés par les conflits armés.

Des dizaines de milliers d'enfants sont impliqués dans des conflits armés entre plus de 50 parties de part le monde. « Le fait de tenir responsables les auteurs de tel crimes a un effet dissuasif majeure », a noté Radhika Coomaraswamy, la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés.

« Les Engagements de Paris envoient un message politique important », a-t-elle ajouté. « Plus fort sera le message et plus grand sera le nombre d'enfants sauvés ».

L'ONU estime que 250.000 enfants sont actuellement au pris dans des conflits armés, « parfois en tant que combattants, espions ou gardiens. Ils servent aussi de domestiques ou d'esclaves sexuels », a dit Mme Coomaraswamy lors d'un entretien au Centre d'actualités de l'ONU.

« Il est important que tout enfant qui a été recruté par un groupe armé, par force ou par circonstance, reçoive l'assistance requise pour lui permettre d'être réintégré et de vivre une vie productive », a dit pour sa part Ann M. Veneman, directrice général de l'UNICEF. « C'est un processus a long terme qui ne réussira que s'il est durable, inclusif, et communautaire. »

 

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