Belgique : Les crises doivent être réglées dans les institutions multilatérales formelles

26 septembre 2009

Le ministre des Affaires étrangères de la Belgique, Yves Leterme, a plaidé samedi lors du débat de l'Assemblée générale pour que les réponses aux crises internationales soient formulées au sein des institutions déjà établies.

« Des Etats se regroupent informellement pour aborder des problèmes internationaux tels que la crise économico-financière. Ces groupes informels peuvent, dans un premier temps, accélérer la prise de décision au sein des organisations multilatérales internationales. Mais ils ne peuvent pas se substituer aux organisations elles-mêmes ». « Je résumerais [cette tendance] en utilisant le terme 'multilatéralisme imparfait' », a affirmé M. Leterme.

« Le multilatéralisme ne doit pas exclure; au contraire, il doit inclure et être transparent », a-t-il fait observer.

« J'entends plaider pour un nouvel engagement multilatéral. La réforme de nos institutions internationales est capitale pour renforcer leur légitimité, leur représentativité et leur capacité d'action », a dit le ministre des Affaires étrangères.

« Il est absolument primordial de progresser rapidement dans la réforme du Conseil de sécurité et du fonctionnement de l'Assemblée générale. En effet, il est urgent d'augmenter l'efficacité de notre propre fonctionnement », a-t-il ajouté.

Selon lui, un coup d'oeil à l'organigramme du système onusien suffit pour en découvrir les chevauchements, mais aussi les lacunes. C'est par attachement à la Charte des Nations Unies, que la Belgique, l'un des pays fondateurs, plaide avec insistance pour plus de rigueur et plus de transparence dans le fonctionnement et le budget de l'ONU, afin d'utiliser au mieux les moyens limités, a-t-il dit.

"Outre le morcellement de notre système onusien [...] nous avons besoin d'un engagement multilatéral renforcé", a-t-il plaidé, pointant du doigt « la multitude d'organisations régionales et sous-régionales, presque partout dans le monde ».

« C'est vrai que cela enrichit la coopération multilatérale. Mais les institutions régionales et mondiales souffrent parfois d'un manque d'harmonisation. Une meilleure concertation doit dès lors permettre un meilleur usage des moyens des uns et des autres », a dit le ministre des Affaires étrangères de la Belgique.

Il a annoncé que son pays soutiendrait l'année prochaine la candidature à la présidence de l'Assemblée générale de son ancien ministre des Affaires étrangères, Louis Michel.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.