AIEA : Une nouvelle centrale pour enrichir l'uranium en construction en Iran

25 septembre 2009

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a confirmé vendredi qu'une nouvelle centrale pilote d'enrichissement [du combustible nucléaire] était en construction en Iran.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a confirmé vendredi qu'une nouvelle centrale pilote d'enrichissement [du combustible nucléaire] était en construction en Iran.

« Je peux confirmer que le 21 septembre l'Iran a informé l'AIEA dans une lettre qu'une nouvelle centrale pilote d'enrichissement était en construction dans le pays », a dit le porte-parole de l'agence Marc Vidricaire.

La lettre indique que le niveau d'enrichissement s'élèverait jusqu'à 5%. L'Iran a assuré l'agence que « des informations supplémentaires seraient apportées en temps voulu », a-t-il ajouté.

En réponse, l'AIEA a demandé à l'Iran de fournir des informations spécifiques et un accès à cette installation dès que possible. Cela permettra à l'agence d'évaluer les exigences en matière de sauvegarde à mettre en place pour cette installation.

Selon l'agence de l'énergie atomique, l'Iran n'aurait pas encore transporté de combustible nucléaire dans cette nouvelle centrale.

En dépit de l'annonce par l'Iran que son programme nucléaire a un but pacifique, la communauté internationale estime que ce pays producteur de pétrole cherche plutôt à se doter de l'arme atomique, depuis qu'il a été découvert en 2003 que l'Iran avait un programme caché depuis 18 ans en violation de ses obligations aux termes du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).

Jeudi, la France et le Royaume-Uni ont spécifiquement appelé à des sanctions plus lourdes contre l'Iran ainsi que contre la Corée du Nord lors d'une séance du Conseil de sécurité consacrée au désarmement nucléaire.

Le président de la France, Nicolas Sarkozy, a fustigé les violations continues des résolutions du Conseil de sécurité par l'Iran. Ce pays, qui a rejeté à plusieurs reprises les offres de dialogue que lui a faites la communauté internationale, a même suggéré « de rayer de la carte un membre des Nations Unies ».

Concernant la République populaire démocratique de Corée (RPDC), le président Sarkozy a, là aussi, estimé que devant l'attitude d'un pays qui ne tient « nullement compte de ce que dit la communauté internationale et, mieux encore, procède toujours à des essais », il faudrait faire en sorte que les sanctions du Conseil de sécurité soient suivies d'effets.

Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a appuyé ces propos, en reconnaissant qu'il était impossible de « rester les bras croisés lorsque l'Iran et la RPDC rejettent l'occasion qui leur est donnée ».

 

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