COUP DE PROJECTEUR : Lutter contre le changement climatique dans la vie quotidienne

11 septembre 2009

Voyageant aux quatre coins de la planète pour convaincre les sceptiques de la nécessité de combattre le changement du climat, Rajendra Pachauri, le président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), contribue à son corps défendant aux émissions de gaz à effet de serre et il doit trouver d'autres moyens pour réduire son empreinte carbone.

Voyageant aux quatre coins de la planète pour convaincre les sceptiques de la nécessité de combattre le changement du climat, Rajendra Pachauri, le président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), contribue à son corps défendant aux émissionq de gaz à effet de serre et il doit trouver d'autres moyens pour réduire son empreinte carbone.

« Il y a un domaine dans lequel malheureusement je me sens coupable d'une empreinte carbone plutôt importante et il s'agit des voyages », dit-il dans un entretien au Centre d'actualités de l'ONU.

Selon lui, il n'a pas d'autre choix que de continuer à voyager pour diffuser le message sur l'urgence à s'attaquer au problème du changement climatique. « Je dois aller partout dans le monde et je dois convaincre les gens qu'il s'agit d'un problème sérieux que nous devons traiter. »

Depuis 2002, Rajendra Pachauri est le Président du GIEC, qui réunit des milliers de scientifiques du monde entier. Cet organe a été créé en 1988 par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et l'Organisation météorologique mondiale (OMM) avec pour but de fournir aux gouvernements une vision scientifique claire de l'évolution du climat mondial.

En 2007, le GIEC a publié son quatrième rapport d'évaluation, qui a constaté que le monde clairement se réchauffait en raison des activités humaines. Cette année-là, le groupe d'experts et l'ancien vice-président américain Al Gore ont partagé le Prix Nobel de la paix pour leur travail destiné à faire prendre conscience des changements climatiques dus à l'homme.

Dans sa vie personnelle, Rajendra Pachauri, qui a démarré sa carrière comme ingénieur en mécanique, déclare qu'il fait attention de ne pas trop consommer. « Je ne suis pas un consumériste, qui achète et jette. Je fais attention concernant les moyens de transport que j'utilise dans ma vie quotidienne. Je m'assure de maintenir le thermostat du climatiseur à un niveau élevé afin de sentir un certain degré d'inconfort. »

Il est aussi devenu végétarien « parce que la production de viande est extrêmement consommatrice d'énergie ». Et il s'assure que quand il se déplace d'une pièce à l'autre, il éteint les lumières et ne les laisse pas allumées quand il n'en a pas besoin. »

Depuis qu'il a commencé à s'impliquer dans le domaine du changement climatique il y a vingt ans, il estime que beaucoup de choses ont changé dans la manière dont le réchauffement de la planète est perçu.

« En 1988, quand le GIEC a été créé et quand je me suis profondément intéressé à l'étude du changement climatique, il n'y avait pas de preuves convaincantes et nous avancions avec ce que la science nous disait. Mais maintenant nous avons des observations, nous avons toute une série de données qui montrent que le changement climatique est une réalité », dit-il.

Malgré ces preuves, il regrette l'inertie de beaucoup pays. « Il est malencontreux que les dirigeants dans la plupart des pays, même s'ils comprennent ce qui doit être fait, se cachent derrière des intérêts dits nationaux, étroits et à très court terme », dit-il.

Aussi espère-t-il que le Sommet sur le changement climatique à Copenhague en décembre permettra d'aboutir à un accord réduisant fortement les émissions de gaz à effet de serre.

 

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