Soudan : La condamnation d'une femme pour port du pantalon est discriminatoire

8 septembre 2009

Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) a jugé discriminatoire mardi la condamnation par un tribunal soudanais d'une femme, ancienne employée de l'ONU, à qui l'on a reproché d'avoir porté un pantalon.

Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) a jugé discriminatoire mardi la condamnation par un tribunal soudanais d'une femme, ancienne employée de l'ONU, à qui l'on a reproché d'avoir porté un pantalon.

Lubna Hussein, qui a travaillé pour la Mission des Nations Unies au Soudan (UNMIS), a été condamnée lundi à un mois de prison, ou bien au paiement d'une amende de 500 livres soudanaises (200 dollars), pour s'être habillée de manière « indécente ».

Le tribunal soudanais « ne définit pas ce que constitue un 'habillement indécent' et laisse un large pouvoir discrétionnaire aux policiers, soulevant des inquiétudes concernant le caractère arbitraire des arrestations », a déclaré un porte-parole du HCDH, Rupert Colville.

« Le cas de Lubna Hussein est emblématique d'une tendance plus large à la discrimination et à l'application de lois discriminatoires contre les femmes », a dit M. Colville.

Lubna Hussein s'est vue épargner le châtiment de 40 coups de fouet autorisé par la loi criminelle soudanaise de 1991. Selon les standards internationaux en matière de droits de l'homme, les coups de fouet sont considérés comme cruels, inhumains ou un châtiment dégradant, selon le HCDC.

Interrogé en juillet sur le cas de Mme Hussein, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait dit que les coups de fouet contrevenaient aux standards internationaux en matière de droits de l'homme. « J'appelle toutes les parties à respecter leurs obligations conformément à tous les instruments internationaux pertinents », avait-il dit.

 

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