Le HCR aide des rapatriés sans-abri dans une région aride du nord de l'Afghanistan

3 septembre 2009

L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a établi un camp de tentes dans une région déshéritée et aride du nord de l'Afghanistan, qui permettra d'héberger des centaines d'Afghans qui étaient des réfugiés de long terme et qui sont rentrés dans leur pays d'origine ces dernières semaines.

Quelque 650 réfugiés ont été rapatriés depuis un camp situé en Iran le mois dernier et quelque 880 autres devraient rentrer à la mi-septembre. La plupart d'entre eux sont des nomades kuchis appartenant à l'ethnie baloch et un grand nombre ont fui vers l'Iran durant l'occupation soviétique de l'Afghanistan de 1979 à 1989, précise le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

Les rapatriés ont été transférés depuis le camp de Bardsir dans la province de Kerman au sud-est de l'Iran vers une installation temporaire comportant des tentes et établie par le HCR dans le district de Sozma Qala, situé dans la province de Sar-e-Pol au nord de l'Afghanistan.

Les rapatriés étaient originaires de cette région, néanmoins leurs maisons ont été détruites ou elles se sont écroulées par manque d'entretien depuis toutes ces années. Les autorités locales ont alloué un terrain pour que les rapatriés puissent être abrités pendant que le HCR, ses partenaires et les autorités locales travaillaient sans relâche dans des conditions sécuritaires, logistiques et environnementales hostiles pour établir le site et y apporter de l'aide.

« Les réfugiés défient la nature avec leur détermination sans faille à recommencer leur vie, en rentrant dans cet endroit isolé et aride », a indiqué Aurvasi Patel, le chef du bureau du HCR à Mazar-e-Sharif. « Avec l'arrivée proche de l'hiver, la réintégration de ces familles sera un défi majeur. »

« Monter des tentes dans un camp de transit et fournir des services essentiels [eau, éducation et santé] dans une région aussi déshéritée a constitué un défi majeur », a expliqué Alessandra Morelli, déléguée par intérim du HCR en Afghanistan, ajoutant que l'opération avait pu se réaliser grâce à un véritable travail d'équipe.

D'autres partenaires ont participé à cette opération, y compris l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), l'Organisation internationale pour les migrations et le Programme alimentaire mondial (PAM). Le gouvernement italien a également financé un pont aérien pour acheminer l'aide vers le camp, incluant des tentes équipées pour l'hiver, des batteries de cuisine et des entrepôts mobiles. L'aide est arrivée dimanche dans la ville de Mazar-e-Sharif au nord du pays.

Pendant ce temps, le HCR examine des problèmes et des défis de plus long terme pour la population rapatriée, y compris des besoins dans les domaines du logement, de l'eau et des moyens d'existence. Dans le cadre d'un accord de coopération avec l'agence pour les réfugiés, le PAM fournira aux rapatriés des vivres et des opportunités d'activités génératrices de revenu via des projets 'vivres contre travail'.

« L'installation est une solution temporaire pour permettre aux personnes d'avoir un abri alors qu'elles reconstruisent leurs maisons dans des villages voisins », a expliqué Alessandra Morelli du HCR. De nombreuses maisons ont été détruites par le conflit, alors que d'autres se sont dégradées du fait de nombreuses années de négligence.

Le HCR réexamine son programme de pays en fonction de l'évolution de la situation en Afghanistan, qui est le théâtre d'une tendance croissante au déplacement, y compris des rapatriés qui ne peuvent pas rentrer dans leur village d'origine et qui ont besoin d'une réponse d'urgence.

 

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