RDC : L'UNICEF dénonce les viols de femmes et d'enfants

28 août 2009

La chef du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), Ann Veneman, a rencontré cette semaine des victimes de viols dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), et a dénoncé une nouvelle fois les violences sexuelles à l'égard des femmes et des enfants.

La chef du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), Ann Veneman, a rencontré cette semaine des victimes de viols dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), et a dénoncé une nouvelle fois les violences sexuelles à l'égard des femmes et des enfants.

« En 2006, j'ai rencontré une fille de 12 ans qui avait été attaquée et brutalement violée par quatre hommes. Son histoire m'est restée à l'esprit depuis lors. Et trois ans plus tard, elle est toujours accablée par la douleur physique et j'ai vu une souffrance psychologique déchirante dans ses yeux », a dit Ann Veneman.

La directrice exécutive de l'UNICEF a expliqué que la jeune fille ne pouvait pas aller à l'école et qu'elle n'avait pas les moyens de voir un médecin. Des femmes de sa communauté s'occupent d'elle mais parfois elles ont à peine de quoi la nourrir.

Ann Veneman a souligné que le fait que cette jeune fille ait déclaré vouloir devenir religieuse en dit long.

A l'hôpital Panzi, une clinique soutenue par l'UNICEF et spécialisée dans les victimes de viols, Mme Veneman a rencontré, aux côtés de son fondateur le Dr. Denis Mukwege, une jeune femme dont le nom en Swahili signifie « amour ».

Elle a été violée à plusieurs reprises il y a un an, y compris par deux soldats successivement. Mais son supplice ne s'est pas arrêté pas là. En juin 2009, d'autres soldats sont revenus dans son village, et l'ont violé de nouveau. Et en plus de ces souffrances, son mari l'a quittée parce qu'elle avait été violée à de nombreuses reprises.

Le docteur Mukwege a tenté de la rassurer en lui disant que c'étaient les soldats qui devraient avoir honte et pas elle. « Ils ont essayé de te détruire mais ils n'y sont pas arrivés ».

La guerre dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), qui a duré de 1998 à 2003, a causé la mort directe ou indirecte de près de 5 millions de personnes. Si elle a officiellement cessé en 2003, les incursions de groupes armés et les viols et violences contre les civils se poursuivent.

L'UNICEF agit sur le terrain par l'intermédiaire d'un programme intitulée « Cité de la joie », en association avec l'hôpital Panzi et V-day, un mouvement mondial contre les violences à l'égard des femmes et des filles.

 

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