Liban : La FINUL reconduite pour un an

27 août 2009

Le Conseil de sécurité a reconduit jeudi pour un an le mandat de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).

Le Conseil de sécurité a reconduit jeudi pour un an le mandat de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).

La résolution adoptée jeudi exprime la vive préoccupation qu'inspirent au Conseil les violations des termes de la résolution 1701 (2006), notamment la présence de biens ou d'armes non autorisés entre la Ligne bleue - qui démarque la frontière libano-israélienne ainsi que la frontière du Liban avec le plateau du Golan - et le fleuve Litani; l'occupation par l'armée israélienne d'une partie du village de Ghajar et d'une zone adjacente au nord de la Ligne bleue; et les violations de l'espace aérien libanais par les aéronefs israéliens.

Le Conseil demande à toutes les parties de coopérer avec le Conseil et avec le Secrétaire général pour parvenir à un « cessez-le-feu permanent et à une solution à long terme ».

La représentante d'Israël, Gabriela Shalev, qui a pris la parole après l'adoption de la résolution, s'est félicitée du renouvellement du mandat de la FINUL, rappelant les évènements survenus le 14 juillet dernier, au cours desquels une série d'explosions s'était produite près de Khirbat Silim dans le Sud-Liban. Elle a déclaré que ces explosions avaient été causées par la déflagration de munitions et d'armes non autorisées qui se trouvaient dans la zone située entre la Ligne bleue et le fleuve Litani, en violation flagrante de la résolution 1701. Selon elle, ces incidents prouvent clairement la présence active du Hezbollah dans cette région.

De son côté, le représentant du Liban, Nawaf Salam, a rappelé l'attachement de son pays à la pleine application de la résolution 1701 et son engagement à collaborer activement avec la FINUL. Il a estimé que les agressions répétées d'Israël contre son pays, « et ce depuis l'invasion de 1978 », ainsi que les violations quasi quotidiennes de l'espace aérien libanais par l'armée israélienne, et le refus d'Israël de se retirer du Sud-Liban, étaient « les vraies raisons » qui sapent l'application de la résolution 1701.

 

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