UNESCO : La liberté de la presse menacée au Venezuela

12 août 2009

Le directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Koïchiro Matsuura, a exprimé mercredi sa profonde inquiétude concernant la liberté de la presse au Venezuela suite à la récente décision de suspendre les licences de 34 stations de radio et de télévision.

Le directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Koïchiro Matsuura, a exprimé mercredi sa profonde inquiétude concernant la liberté de la presse au Venezuela suite à la récente décision de suspendre les licences de 34 stations de radio et de télévision.

« Le pluralisme est une condition essentielle pour le libre exercice de la profession de journaliste, » a dit M. Matsuura. « Je suis profondément inquiet quant à la réduction du nombre de médias par lesquels les citoyens jouissent de leur droit à recevoir une information provenant de sources diversifiées. La population du Venezuela a le droit de profiter d'une multitude de perspectives dans les reportages et analyses d'événements qui les concernent. Il ne peut y avoir de liberté d'expression, ou même de démocratie, en l'absence de pluralisme médiatique. J'en appelle donc aux autorités à reconsidérer leur décision récente de fermer un grand nombre de radios et de télévisions et de protéger les professionnels des médias contre tout harcèlement, » a-t-il ajouté.

Le directeur général a fait cette déclaration en réponse à la décision des autorités vénézuéliennes de révoquer les licences de 32 stations de radio et deux chaînes de télévision, qui sont accusées de violer la Loi de télécommunication du pays. Les licences d'un total de 240 stations de radio et 45 chaînes de télévision pourraient être suspendues, selon un décret publié au début du mois dernier.

Par sa déclaration, M. Matsuura réagissait également à des informations récentes concernant une attaque contre le siège de Globovisión par 30 individus menés par Lina Ron, leader du parti d'Unité Populaire Vénézuélien (UPV). Les attaquants ont forcé l'entrée des locaux et, une fois à l'intérieur, ont lancé des gaz lacrymogènes, qui auraient touché quatre personnes.

 

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