Libéria : Les progrès accomplis permettent une réduction des effectifs de la MINUL

15 juin 2009

Ancien épicentre du conflit en Afrique de l'Ouest, le Libéria a maintenant la possibilité de devenir un pilier de paix et de stabilité dans une sous-région en proie à des troubles, affirme le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans son dernier rapport au Conseil de sécurité, à qui il recommande de rapatrier 2.029 casques bleus.

« Bien que six années se soient maintenant écoulées depuis la fin de la guerre, le Libéria reste un État fragile. Le calme qui règne actuellement est hautement précaire et les progrès accomplis peuvent être réduits à néant », affirme le M. Ban dans ce rapport sur la Mission des Nations Unies au Liberia (MINUL) remis au Conseil de sécurité.

« La complexité et l'ampleur des écueils hérités de la guerre civile et du dysfonctionnement de l'État d'avant guerre continuent à créer de sérieux obstacles à la mise en place des institutions nationales essentielles, en particulier dans le secteur de la sécurité et de la justice, et un effort soutenu et à long terme sera donc nécessaire à cet égard », ajoute-t-il.

Le rapport insiste sur les efforts visant à créer une police compétente et digne de confiance, « qui doivent être complétés par une action correspondante en faveur de systèmes judiciaires et pénitentiaires crédibles et qui fonctionnent de manière satisfaisante ». « Le gouvernement et ses partenaires doivent donc investir davantage de ressources pour réformer et développer le système judiciaire, le rendre plus accessible à la population et le débarrasser de la corruption et de lois archaïques et discriminatoires ».

D'autre part, le relèvement économique est d'une importance essentielle pour assurer durablement des possibilités d'emploi et réaliser la promesse des dividendes de la paix, affirme le Secrétaire général qui s'inquiète des conséquences de la crise économique mondiale.

Sur le plan économique, les recettes nationales diminuent à vue d'œil en raison de la baisse du secteur productif et le gouvernement fait face à un déficit budgétaire de 14,7 millions de dollars pour l'exercice 2008/09.

En outre, affirme le rapport, « le peuple et le gouvernement libériens doivent également rechercher une réconciliation authentique aux niveaux national et local ».

Malgré les difficultés persistantes, la stabilité soutenue du Libéria et l'absence de toute menace militaire immédiate à son égard ouvrent la voie à de nouvelles modifications des effectifs de la MINUL.

Le rapatriement recommandé de 2.029 soldats entre octobre 2009 et mai 2010 laisserait à la MINUL un effectif de 8.202 militaires, dont 7.952 au Libéria et 250 en Sierra Leone. Ban Ki-moon compte maintenir au Libéria l'effectif de la force de la MINUL à 7.952 militaires jusqu'aux élections de 2011.

« En outre, la réduction du matériel de combat excédentaire, y compris les hélicoptères d'attaque et les véhicules blindés de transport de troupes, permettra à la Mission de réaliser des économies substantielles », indique le rapport.

Toutefois, le Secrétaire général recommande que la composante police de la MINUL conserve son effectif actuel de 1.375 personnes.

 

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