Première visite officielle du Président de la CPI à des États parties africains

1 juin 2009

Le Président Sang-Hyun Song de la Cour pénale internationale (CPI) a entamé lundi à Dar es-Salaam, en Tanzanie, sa première visite officielle à des États parties africains depuis sa prise de fonctions au mois de mars dernier.

Les trente États africains qui sont parties au Statut de Rome, instrument fondateur de la Cour, constituent le groupe régional le plus large parmi un total de 108 États parties. « Il est très important pour la Cour pénale internationale de poursuivre le dialogue noué avec ce continent, qui s'est engagé dans tous les aspects des travaux de la Cour depuis sa création », a déclaré le Président Song cité dans un communiqué de la CPI.

En Tanzanie, il doit rencontrer des responsables de haut rang, dont le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, Bernard Membe, et le ministre de la justice Mathias Chikawe.

Sa visite doit le mener ensuite au Lesotho et au Botswana. Le 4 juin, au Lesotho, il sera reçu par le Premier Ministre Bethuel Mosisili et d'autres personnalités officielles. Le 5 juin, au Botswana, le Président Song rencontrera notamment le Président Ian Khama et le ministre des affaires étrangères Phandu Skelemani.

Le Président de la CPI doit évoquer l'importance de la mise en œuvre du Statut de Rome à travers les lois nationales. « La complémentarité est essentielle dans la mesure où elle souligne la responsabilité collective de l'humanité pour mettre un terme aux crimes les plus graves qui touchent l'ensemble de la communauté internationale. Pour que puissent effectivement se tenir à l'échelon national de véritables poursuites pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide, autant de pays que possible devraient adopter les législations nécessaires. Un tel effort rendra les procès de La Haye moins indispensables, rapprochera la justice des victimes et constituera la pierre angulaire d'un système complet tendant à mettre un terme à l'impunité des auteurs des pires crimes que connaisse l'humanité. À mesure que ce système se renforcera, on verra aussi s'accroître son effet dissuasif », a-t-il déclaré.

Le Président Song se rendra également en Afrique du Sud et saisira cette occasion pour participer à un séminaire à l'Institute for Security Studies, intitulé « La Cour pénale internationale : travailler pour l'Afrique ».

La Cour pénale internationale est une institution permanente indépendante qui procède à des enquêtes et poursuit des personnes accusées des crimes les plus graves qui touchent l'ensemble de la communauté internationale, à savoir le génocide, les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre. La Cour a été établie par un traité international, le Statut de Rome.

À ce jour, trois États parties au Statut de Rome, l'Ouganda, la République démocratique du Congo et la République centrafricaine, ont renvoyé à la Cour des situations survenant sur leur territoire. En outre, le Conseil de sécurité de l'ONU lui a déféré la situation au Darfour, au Soudan, un État qui n'est pas partie au Statut.

 

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