Les décès d'enfants ont diminué d'un tiers depuis 1990, selon l'OMS

21 mai 2009
Une fillette dans un centre de santé à Bossangoa, en République centrafricaine.

Les décès d'enfants de moins de cinq ans ont baissé de 25% dans le monde depuis 1990, selon les dernières estimations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui révèlent toutefois un tableau mitigé des progrès globaux en matière de santé.

Les décès d'enfants de moins de cinq ans ont baissé de 25% dans le monde depuis 1990, selon les dernières estimations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui révèlent toutefois un tableau mitigé des progrès globaux en matière de santé.

« Près de 9 millions d'enfants de moins de cinq ans sont morts en 2007, soit nettement moins que les 12,5 millions enregistrés en 1990. Toutefois, dans de nombreux pays africains et dans les pays à faible revenu, les progrès ont été insuffisants pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), qui visent notamment à réduire de deux tiers la mortalité infantile, d'ici à 2015 », selon un rapport de l'OMS.

Ces nouveaux chiffres montrent ce que l'on peut faire en renforçant les systèmes de santé et les interventions comme les moustiquaires insecticides contre le paludisme, les thérapie de réhydratation orale pour la diarrhée, un meilleur accès aux vaccins et l'amélioration des systèmes d'assainissement et d'adduction d'eau dans les pays en développement, selon le docteur Tier Boerma, directeur du département des statistiques de l'OMS.

Ils montrent aussi l'importance de la santé maternelle et du nourrisson, alors que l'on estime que 37% des nourrissons meurent dans le premier mois voire la première semaine de leur vie.

Le rapport révèle aussi que 1,2 milliard de personnes sont touchées par des maladies tropicales négligées.

Ainsi, en 2007 546 millions de personnes ont été traitées contre la maladie parasitaire éléphantiasis (filariose lymphatique) qui cause le gonflement de certaines parties du corps.

Mais la disponibilité de médicaments de base dans les dispensaires reste limitée et même les médicaments génériques restent chers.

Toutefois, plus de 3 millions de personnes dans les pays en développement reçoivent des traitements antirétroviraux, ce qui prouve qu'il est possible de dispenser des traitements complexes pour des maladies chroniques dans des pays à faible revenu, indique l'OMS.

 

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