Sri Lanka : 50.000 personnes seraient encore coincées dans la zone de conflit

30 avril 2009

L'ONU estime qu'il resterait quelque 50.000 personnes prises au piège dans la zone de conflit au nord du Sri Lanka entre les indépendantistes des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) et l'armée sri lankaise.

L'ONU estime qu'il resterait quelque 50.000 personnes prises au piège dans la zone de conflit au nord du Sri Lanka entre les indépendantistes des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) et l'armée sri lankaise.

Près de 172.000 personnes sont sorties de la zone de conflit, dont 2.000 blessés et aides-soignants dans les hôpitaux, indique jeudi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Parallèlement, la situation dans les camps reste rien moins qu'optimale en dépit des efforts des humanitaires. Un des principaux problèmes est le surpeuplement. Les abris restent insuffisants et il est urgent que le gouvernement alloue davantage de terrains pour abriter les déplacés, selon l'OCHA.

A Jaffna, des progrès ont été accomplis dans les domaines de la santé, des espaces temporaires pour l'enseignement, la protection et la fourniture d'aliments supplémentaires.

La situation à Jaffna est plus gérable qu'à Vavuniya, mais l'accès aux camps reste un problème. « Les Nations Unies continuent d'exhorter le gouvernement à rendre disponibles tous les bâtiments et les terrains publics possibles pour loger le plus grande nombre possible de civils », rappelle l'OCHA.

Mercredi, le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU, John Holmes, a réitéré son appel au gouvernement à améliorer l'accès de la communauté humanitaire en décrétant une pause dans les combats ainsi qu'en cessant d'utiliser des armes lourdes. Il a de nouveau appelé les LTTE à libérer les civils et à désarmer.

En réponse à la demande des organisations humanitaires d'autoriser la liberté de mouvement des déplacés, le gouvernement a laissé partir 111 personnes âgées du camp de Menik Farm et du Collège des femmes de Vavuniya Sivapirakasa, ainsi que 10 autres de camps situés à Jaffna. Cela porte le nombre de personnes déplacées autorisées à quitter les camps à 1.250 depuis le début de l'année, selon l'OCHA.

Mercredi, la représentante spéciale sur les enfants et les conflits armés, Radhika Coomaraswamy, s'est vivement émue devant le Conseil de sécurité de la situation au Sri Lanka, où les LTTE continuent de recruter des enfants pour combattre ainsi que pour servir de boucliers humains.

 

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