Afghanistan : De meilleurs revenus agricoles grâce au programme laitier de la FAO

27 avril 2009

Un projet laitier lancé en 2003 par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) en Afghanistan, à Kaboul et dans quatre provinces afghanes (Logar, Wardak, Mazar et Kunduz), a permis de multiplier par cinq les revenus agricoles des 1.600 familles y participant (de 130 à 650 dollars par an), se félicite lundi l'Organisation.

Un projet laitier lancé en 2003 par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) en Afghanistan, à Kaboul et dans quatre provinces afghanes (Logar, Wardak, Mazar et Kunduz), a permis de multiplier par cinq les revenus agricoles des 1.600 familles y participant (de 130 à 650 dollars par an), se félicite lundi l'Organisation.

Et comme ce sont les femmes qui sont chargées de la plupart des tâches du projet, c'est à elles que reviennent 95% des recettes, ajoute la FAO dans un communiqué.

Le projet, baptisé « Integrated Dairy Schemes" (IDS), a démarré avec des financements allemands. Sa réussite repose sur un meilleur fourrage, l'accès à l'insémination artificielle ou à des taureaux reproducteurs, des services vétérinaires plus performants et une meilleure organisation. "En partant de zéro, nous les avons aidés à accroître leur production de lait jusqu'à 10.000 litres par jour", dit Tony Bennett, spécialiste de production laitière à la FAO.

Les experts de la FAO ont montré aux agriculteurs comment s'organiser en coopératives pour collecter le lait et offrir des services vétérinaires et zootechniques à leurs membres. Les coopératives exploitent également des usines de pasteurisation et de transformation du lait en produits comme le yoghourt, le lait fermenté, le beurre et le ghee (beurre clarifié) et des comptoirs de vente au détail dans les villes principales. Les agriculteurs bénéficient ainsi d'un débouché garanti pour écouler leur production.

Les producteurs laitiers et leurs familles ne sont pas les seuls à bénéficier des avantages du projet. Si de nombreux autres Afghans ont désormais accès à des produits laitiers frais et sains, le succès de ces projets a également considérablement rentabilisé la production fourragère et semencière (ex. luzerne) qui peuvent rapporter 900 dollars l'hectare, et rivaliser même parfois avec la production de cultures illicites.

Même si la demande locale de laitages frais est élevée, des problèmes de sécurité, en particulier dans le sud du pays, limitent la croissance du projet. Mais l'an dernier, le gouvernement italien a fait un apport de 2 millions de dollars pour étendre les activités dans la province d'Herat, et le FIDA (Fonds international pour le développement agricole) et la Banque mondiale se mobilisent également pour de grands programmes d'élargissement du concept du projet IDS.

L'initiative laitière fait partie de plus vastes efforts de la FAO pour aider à revitaliser l'économie agricole afghane ravagée par la guerre. "Accroître les revenus des agriculteurs tirés des cultures céréalières, de l'horticulture et des produits laitiers peut, à long terme, offrir une alternative viable à la culture du pavot", affirme Tekeste Tekie, le représentant local de la FAO.

 

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