Le HCR salue le soutien colombien à la Déclaration de l'ONU sur les peuples indigènes

24 avril 2009
Des enfants autochtones colombiens au Panama.

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) s'est félicité vendredi de la décision de la Colombie d'apporter son soutien à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples indigènes, une étape significative parmi les efforts menés pour la protection des groupes indigènes dans le contexte du déplacement forcé.

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) s'est félicité vendredi de la décision de la Colombie d'apporter son soutien à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples indigènes, une étape significative parmi les efforts menés pour la protection des groupes indigènes dans le contexte du déplacement forcé.

Bien qu'elle n'ait pas force de loi, la Déclaration affirme un engagement de l'Etat à en respecter l'esprit et les principes. Elle énonce un ensemble de droits humains, culturels et économiques pour les peuples indigènes à travers le monde. Elle contient plusieurs articles d'importance visant à aider à la protection des peuples indigènes et à empêcher leur déplacement forcé durant les conflits armés, a précisé un porte-parole du HCR lors d'un point de presse à Genève.

On compte environ un million d'indigènes en Colombie, répartis en plus de 90 groupes différents et qui représentent environ 2,5% d'une population nationale de 43 millions de personnes. D'une part à cause de leur localisation géographique – beaucoup vivent dans des régions isolées du pays en proie au conflit – et d'autre part en conséquence de facteurs historiques et culturels, ils souffrent de façon disproportionnée des effets du conflit armé interne en Colombie, parmi lesquels le déplacement forcé.

Le déplacement forcé pose des difficultés particulières aux peuples indigènes, pour leur attachement spécifique à la terre, un lien qui dépasse la dépendance économique pour forger la base de leur identité historique et culturelle. Dans les cas les plus graves, le déracinement peut entraîner la disparition d'un groupe, a souligné le porte-parole du HCR.

Confrontée à cette préoccupation, la Cour constitutionnelle de Colombie a ordonné au début de l'année (Arrêt 004 de janvier) que des mesures urgentes soient prises pour protéger plus de 30 populations indigènes à travers le pays. Cet ordre a donné à toutes les entités étatiques responsables jusqu'au mois de juin pour mener toutes les actions appropriées et en rendre compte.

Le HCR, qui dispose de bureaux dans toute la Colombie, mène plusieurs programmes destinés à protéger les populations indigènes, parmi lesquels un suivi et un plaidoyer réguliers en faveur de ceux qui font l'objet de menaces et de déplacement massif ; un soutien des organisations indigènes visant à maintenir la cohésion au sein des communautés déplacées ; une formation aux droits et un soutien apporté aux autorités nationales et locales chargées de la protection et de l'assistance des populations indigènes.

 

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