Enfants et conflits armés : Ban pour renforcer la surveillance sur les viols

22 avril 2009

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, suggère, dans un rapport sur les enfants et les conflits armés publié mercredi, de renforcer la surveillance et la communication de l'information concernant les viols et autres sévices sexuels graves perpétrés à l'encontre d'enfants.

« Tout en reconnaissant que la même importance est accordée à toutes les violations commises contre les enfants, dans la mesure où ceux-ci sont particulièrement vulnérables au viol et à la violence sexuelle dans les situations de conflit armé et qu'un climat d'impunité règne pour ce type de crimes, il est recommandé au Conseil de sécurité d'envisager, pour le moins, d'élargir les critères appliqués pour faire figurer dans les listes jointes en annexe à mon rapport les parties qui commettent des viols et d'autres actes de violence sexuelle graves à l'encontre d'enfants dans les conflits armés, sans préjudice de la possibilité d'élargir ces critères encore davantage à l'avenir pour y inclure d'autres violations, y compris, si possible, le meurtre et la mutilation d'enfants », écrit M. Ban dans ce rapport.

Le rapport contient actuellement en annexe des listes de groupes qui recrutent ou utilisent des enfants dans des situations de conflits armés. Les pays concernés comprennent l'Afghanistan, le Tchad, le Burundi, le Soudan (Darfour et Sud-Soudan), l'Iraq, le Myanmar, la République démocratique du Congo (RDC), la Colombie, l'Ouganda, les Philippines, le Sri Lanka, la Somalie, la République centrafricaine et le Népal.

Selon le Secrétaire général, « comme l'adoption de mesures pour lutter contre la violence sexuelle est un objectif prioritaire important de l'ensemble des organismes des Nations Unies, les mécanismes et arrangements mis en place pour surveiller ces violations devraient être renforcés. »

Il estime que les équipes de travail créées au niveau des pays en application de la résolution 1612 (2005) du Conseil de sécurité devraient comprendre des membres chargés de surveiller les violations fondées sur le sexe, et les modalités de partage des données et de coordination des interventions, y compris en ce qui concerne l'accès à la justice et aux voies de recours, devraient être élaborées de concert par les spécialistes de la lutte contre la violence sexiste et les conseillers à la protection de l'enfance.

« Les capacités dont disposent les pays pour faire face à la violence sexuelle devraient également être renforcées », recommande-t-il.

Il estime par ailleurs que le Conseil de sécurité devrait continuer de demander aux parties à des conflits armés qui figurent dans les listes jointes en annexe de son rapport d'élaborer et d'appliquer des plans d'action concrets assortis d'échéances pour mettre un terme au recrutement et à l'emploi d'enfants en violation de leurs obligations internationales, et de prendre des mesures contre toute partie qui ne les respecte pas. Le Conseil devrait aussi leur demander de prendre des engagements et d'appliquer des mesures spécifiques pour mettre un terme aux autres violations et sévices commis sur la personne d'enfants en raison desquelles elles ont été citées, ajoute-t-il.

 

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