Côte d'Ivoire : La publication d'un calendrier électoral est nécessaire – Ban

21 avril 2009

La publication d'un calendrier pour les élections en Côte d'Ivoire est nécessaire pour donner un nouvel élan au processus électoral et permettre la tenue de ces élections avant la fin 2009, estime le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans un rapport publié lundi.

« Il importe maintenant que la Commission électorale indépendante publie sans plus tarder un calendrier réaliste et détaillé pour les élections, assorti d'objectifs d'étapes clairement définis », dit M. Ban dans ce rapport remis au Conseil de sécurité.

« La Côte d'Ivoire a besoin d'urgence d'élections crédibles et transparentes qui mettront fin aux dispositions transitoires actuelles et conféreront au gouvernement élu la légitimité requise pour tirer parti des progrès réalisés jusqu'ici dans le processus de paix et œuvrer en faveur de la stabilité et du relèvement à long terme du pays avec le soutien de la communauté internationale », ajoute-t-il.

Selon lui, il est important de fixer des échéances précises pour les cinq principales étapes (établissement de la liste électorale provisoire et de la liste électorale définitive, production des cartes d'identité et d'électeur ainsi que leur distribution, préparation de 11.000 bureaux de vote et campagne électorale officielle), ces étapes étant essentielles pour assurer la transparence et l'efficacité du processus électoral et sa bonne planification.

Le Secrétaire général se dit vivement encouragé par les progrès considérables réalisés dans les opérations d'identification et d'inscription sur les listes électorales qui ont permis de recenser 5,9 millions de personnes.

Par ailleurs, il estime qu'il faut régler les questions de réunification en suspens, car celles-ci seront cruciales pour créer les conditions nécessaires à la tenue d'élections crédibles et transparentes. Ces questions en suspens comprennent le rétablissement de l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire, le désarmement des ex-combattants, le démantèlement des milices et la réintégration des éléments des Forces nouvelles remplissant les conditions requises dans les forces de défense et de sécurité ivoiriennes.

Le Secrétaire général regrette que la mise en œuvre des principaux éléments du quatrième accord de paix complémentaire ait marqué le pas.

« Si le processus s'essouffle et si les difficultés et obstacles ne sont pas levés dans le courant de 2009, on court le risque de voir s'installer un statu quo qui durerait beaucoup trop longtemps. Dans l'éventualité où les parties ne parviendraient pas à régler leurs différends actuels et où l'incertitude subsisterait quant à une nouvelle date pour les élections, l'avenir du pays en pâtirait et le peuple ivoirien continuerait de souffrir inutilement », dit-il.

En revanche, si la situation en matière de sécurité continue de s'améliorer dans les mois à venir et si les opérations de réunification et les préparatifs en vue de la tenue des élections marquent des progrès, le Secrétaire général a l'intention de proposer au Conseil de sécurité dans ses futurs rapports d'éventuels ajustements du rôle et de la configuration de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI).

 

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