Un rapport américain fait l'éloge du HCR pour son opération au Burundi

21 avril 2009

Un rapport mandaté par les Etats-Unis fait l'éloge du programme de rapatriement mené par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) au Burundi tout en lançant une mise en garde sur les défis subsistants en matière de réintégration, se félicite l'agence des Nations Unies.

Un rapport mandaté par les Etats-Unis fait l'éloge du programme de rapatriement mené par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) au Burundi tout en lançant une mise en garde sur les défis subsistants en matière de réintégration, se félicite l'agence des Nations Unies.

« Le rapatriement et la réintégration, qui font aujourd'hui pratiquement partie du passé, ont pu s'accomplir grâce à l'indispensable contribution du programme [du HCR] pour le rapatriement assisté », peut-on lire dans le rapport, en référence au retour de près d'un demi-million de personnes durant les sept dernières années. Cela représente environ 6% de la population.

Certains volets du programme de l'agence des Nations Unies pour les réfugiés, peut-on aussi lire dans l'étude récemment publiée, « le mettent au rang des meilleures pratiques en matière de réponse aux crises de réfugiés et aux crises humanitaires en général. »

Le rapport a été mandaté par le Bureau de la population, des réfugiés et de la migration (PRM) du département d'Etat américain et préparé par un groupe indépendant d'experts. Le Bureau est l'une des principales sources de financement du programme du HCR au Burundi et le rapport a été établi pour évaluer l'impact du PRM sur le rapatriement et la réintégration des réfugiés burundais.

Les chercheurs du groupe Terra P ont travaillé sur place au Burundi de juin à novembre 2008 afin d'évaluer le travail du HCR, tout spécialement dans les zones frontalières, des zones de retour à grande échelle. Ils ont interviewé des rapatriés au sujet de leurs terres, de leur santé, de leur situation alimentaire, de l'abri et de l'assainissement, ainsi que sur les opportunités d'emploi et d'éducation. Les questions avaient pour but de déterminer quel effet le soutien du HCR et d'autres organisations d'aide humanitaire avait eu sur leur vie, souligne le HCR.

Les résultats ont été positifs, la plupart des réfugiés ayant dit qu'ils avaient bénéficié de leur statut de rapatrié au Burundi. Les familles interviewées étaient rentrées au Burundi en moyenne depuis quatre ans et il a été établi dans le rapport que leurs conditions de vie étaient semblables à celles des personnes qui n'avaient jamais fui le Burundi.

Pour la plupart des foyers de rapatriés, « l'assistance a joué un rôle important dans la réussite de l'intégration », selon le rapport, qui note aussi que le HCR a « assuré une protection globale au niveau physique, juridique et économique en faveur des réfugiés burundais durant leur rapatriement. »

Toutefois le document fait état des défis importants qui subsistent. L'accès à la terre reste « une pierre d'achoppement » pour de nombreuses personnes rentrant dans un petit pays densément peuplé. L'étude a aussi listé des problèmes comme les écoles surpeuplées, le manque de dispensaires et l'insécurité alimentaire, des problèmes qui affectent tous les Burundais.

L'opération de retour volontaire du HCR au Burundi a commencé en 2002. Elle a permis d'aider 474.000 personnes à rentrer chez elles, la plupart depuis la République démocratique du Congo, le Rwanda et la Tanzanie.

 

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