RDC : La MONUC et l'armée congolaise renforcent leurs liens

13 avril 2009

La force de la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) et l'armée congolaise ont décidé de renforcer leurs liens dans leur campagne militaire contre les rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans l'Est de la RDC, indique la MONUC dans un communiqué publié dimanche.

La force de la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) et l'armée congolaise ont décidé de renforcer leurs liens dans leur campagne militaire contre les rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans l'Est de la RDC, indique la MONUC dans un communiqué publié dimanche.

La semaine dernière, lors d'une réunion de travail à Goma, le commandant de la force de la MONUC, le général Babacar Gaye, et le commandant de l'armée congolaise en charge des opérations contre les FDLR, le général Major Amuli Bahigwa, ont finalisé une structure de commandement conjoint tant au niveau de l'état-major central qu'aux différents échelons du commandement sur le terrain dans les Kivu. Ils se sont rendus à Rustshuru, où ils ont tenu la première réunion de la structure de commandement conjoint établie pour cette zone avec leurs commandants sur le terrain.

La campagne contre les FDLR s'inscrit dans le cadre du suivi de l'opération « Umoja Wetu », menée en février par les forces armées congolaises (FARDC) et les forces armées rwandaises et vise à maintenir la pression sur les FDLR, pour mettre fin aux exactions et menaces contre les populations civiles, couper définitivement les FDLR de leurs sources d'approvisionnement et les neutraliser définitivement.

« Au terme de l'opération Umoja Wetu, menée conjointement par les troupes congolaises et rwandaises, il est essentiel de maintenir un rythme soutenu d'opérations de pression militaire pour contraindre les FDLR d'accepter le processus en cours et à déposer les armes », a déclaré le général Gaye, mercredi, au terme de sa visite au Nord Kivu. « Un certain nombre de bataillons FARDC et de compagnies de casques bleus de la MONUC sont déployés de manière permettre qu'un rythme élevé d'opérations visant à traquer les FDLR puisse être maintenu, tout en assurant qu'un environnement permettant leur reddition volontaire demeure. Ceux qui ne choisiront pas cette option seront forcés de se rendre », a-t-il affirmé.

Depuis la fin de l'opération Umoja Wetu, il y a un peu plus d'un mois, les FDLR tentent de reprendre le contrôle de leurs anciens bastions en menant, dans ces zones et aux alentours, des attaques contre les civils et contre les positions de l'armée congolaise, et ce, dans le but de contrer les efforts conjugués des FARDC et de la MONUC visant à les neutraliser définitivement, et de soutenir l'espoir des populations vivant dans leurs anciennes zones d'influence de voir ces forces définitivement démantelées et l'autorité de l'Etat rétablie.

Depuis la fin de l'opération Umoja Wetu, cependant, grâce aux efforts conjugués des FARDC et de la MONUC, les tentatives de reprise de contrôle des FDLR de leurs ont pour la très grande majorité échoué, bien que causant la mort de plusieurs dizaines d'éléments des forces de sécurité congolaises et de civils, et infligeant de graves violations de droits de l'homme aux populations de certaines de localités ainsi que de nouveaux déplacements de civils. A titre d'exemple, entre le 3 mars et le 5 avril, pas moins de 11 attaques majeures de FDLR sur des positions FARDC ont eu lieu dans les territoires de Walikale, Masisi, Rutshuru et Lubero, au Nord Kivu.

Au cours de la même période, 12 offensives ou contre offensives importantes ont été menées dans ces mêmes territoires par les FARDC, tandis que 12 opérations conjointes FARDC/MONUC ont également été lancées dans ces zones. A noter qu'au cours de ces opérations conjointes, quelque 64 combattants FDLR se sont rendus, avec plusieurs dizaines de dépendants.

En date du 8 avril, le nombre de combattants FDLR et de leurs dépendants rapatriés au Rwanda sur base volontaire via le programme de désarmement, démobilisation, rapatriement, réintégration et réinsertion (DDRRR) de la MONUC depuis le début de l'année 2009, s'élevait 1712 personnes. Celui d'autres citoyens rwandais civils rapatriés par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugies (UNHCR) au cours de la même période atteignant, quant à lui, le nombre de 5026 personnes.

 

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