Le personnel du HCR fête la libération de John Solecki

7 avril 2009
John Solecki (à droite).

Le personnel du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) dans le monde entier a accueilli avec joie la nouvelle du retour sain et sauf de John Solecki, le chef du bureau du HCR à Quetta au Pakistan, qui a été libéré ce week-end après deux mois de captivité.

Le personnel du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) dans le monde entier a accueilli avec joie la nouvelle du retour sain et sauf de John Solecki, le chef du bureau du HCR à Quetta au Pakistan, qui a été libéré ce week-end après deux mois de captivité.

« C'est un jour très heureux », a dit le Haut Commissaire Antonio Guterres à des centaines d'employés réunis dans l'atrium du siège du HCR lundi. « Nous étions tous dans l'expectative jusqu'à avant-hier quand la nouvelle est tombée et que finalement – je dois dire que c'était l'un des plus beaux jours de ma vie- j'ai pu lui parler samedi soir tard. »

Antonio Guterres a indiqué que cet entretien téléphonique avec John Solecki l'avait convaincu que ce dernier avait enduré cette épreuve « avec beaucoup de courage et de détermination, et que nous pouvions être tous très fiers de lui. Je pense que nous pouvons en dire de même pour sa famille. »

John Solecki avait été enlevé le 2 février alors qu'il se rendait au bureau de Quetta, la capitale provinciale du Balouchistan.. Le chauffeur du HCR Syed Hashim qui l'accompagnait avait été tué. Ses ravisseurs ont indiqué appartenir au Front uni de libération du Balouchistan jusqu'ici inconnu.

Suite à un message reçu de ses ravisseurs, John Solecki, 49 ans, a été localisé samedi soir à Khadkhutcha, un village situé à environ 50 kilomètres au sud de Quetta. Il a quitté le Pakistan par avion dimanche et il passe actuellement des examens médicaux en Allemagne, avant de rentrer aux Etats-Unis auprès de sa famille.

« Tout cela n'aurait sans doute pas été possible sans le travail extraordinaire, l'intelligence, la motivation et le courage, à la fois de notre équipe au Pakistan et de celle de Genève », a dit M. Guterres. « J'espère que John pourra être bientôt parmi nous, ce sera alors un grand moment pour nous tous. »

Malgré le soulagement ressenti après la libération de John Solecki, le Haut Commissaire a indiqué que le personnel de l'agence déplorait la perte de Syed Hashim, l'employé qui travaillait depuis 17 ans au HCR et qui a donc été tué durant l'enlèvement, laissant derrière lui une femme et quatre enfants. Une minute de silence a été observée en souvenir d'Hashim.

Par ailleurs, Antonio Guterres s'est dit préoccupé par les dangers accrus auxquels sont confrontés les travailleurs humanitaires et il a appelé au respect des principes humanitaires fondamentaux, en particulier ceux d'impartialité, de neutralité et d'indépendance.

« Il est important qu'en ce moment de joie, nous n'oublions pas les autres collègues qui vivent eux aussi ces circonstances dramatiques », a-t-il dit en référence à d'autres employés des Nations Unies, du Comité international de la Croix-Rouge et d'ONG, des employés qui sont détenus à travers le monde. Deux employés internationaux d'une organisation non gouvernementale française, Aide médicale internationale, ont été enlevés dans la région du Darfour au Soudan ce week-end.

« Nous avons besoin d'assurer que ce type d'événement ne se multiplie pas au point de représenter une menace majeure pour la communauté humanitaire, réduisant ainsi notre espace humanitaire et faisant l'objet d'une préoccupation omniprésente pour nous tous. »

Il a ajouté qu'il était essentiel que les employés humanitaires des Nations Unies soient toujours perçus comme des intermédiaires honnêtes et des acteurs indépendants, mais ce « n'est pas une chose facile ».

 

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