Ban Ki-moon à Londres pour le Sommet du G-20

1 avril 2009
Le Secrétaire général Ban Ki-moon.

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, est arrivé mercredi à Londres, où il doit participer jeudi au Sommet des vingt principaux pays industrialisés et émergents (G-20) sur la crise économique et financière mondiale.

Lors de cette réunion, M. Ban prononcera un discours dans lequel il mettra en garde les dirigeants du G-20 (les pays les plus riches) sur les conséquences catastrophiques que pourrait avoir cette crise sur le développement humain si rien n'est fait pour faire repartir l'économie mondiale, a précisé mercredi sa porte-parole, Michèle Montas, lors d'un point de presse au siège des Nations Unies à New York.

Le Secrétaire général appellera à une action collective urgente pour soutenir le développement mondial et permettre aux gens de garder foi dans leur avenir, a-t-elle ajouté.

Dans une lettre adressée la semaine dernière aux dirigeants du G-20 dans la perspective du Sommet de Londres, M. Ban avait estimé qu'une somme d'argent très importante serait nécessaire pour aider les pays plus pauvres et les plus vulnérables à surmonter la crise d'ici la fin de l'année prochaine. La récession frappe tout le monde, en particulier les plus pauvres, ceux qui n'ont pas de toit ou d'économies, ceux qui dépensent 80% de leurs revenus pour se nourrir et qui manquent des services de base en matière de santé, d'eau et d'assainissement, a-t-il rappelé.

Après son arrivée à Londres, M. Ban a eu des entretiens bilatéraux avec le Président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono et le ministre britannique des affaires étrangères, David Miliband. Il a discuté avec eux de l'importance du Sommet du G-20 et de l'importance de travailler ensemble pour en faire un succès. « Le Secrétaire général et le ministre britannique des affaires étrangères ont convenu que si le Sommet échoue à obtenir des résultats, les conséquences seront sérieuses », a indiqué Michèle Montas.

Le Secrétaire général a également participé mercredi à une réunion sur le changement climatique et les forêts, à l'invitation du Prince de Galles. Lors de cette réunion, il a une nouvelle fois déclaré qu'une croissance verte était ce dont le monde avait besoin pour surmonter cette récession économique. Une croissance verte peut aider à relancer l'économie et créer des emplois, a-t-il dit.

 

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