L'ONUSIDA et Ban appellent à un financement complet du Fonds mondial

31 mars 2009

L'ONUSIDA et le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, ont lancé mardi un appel en faveur d'un financement complet du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme – condition impérative pour que les pays mettent en place un accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l'appui en rapport avec le VIH.

Les donateurs et les partenaires se retrouvent pour la réunion d'examen à mi-parcours du deuxième cycle de reconstitution volontaire des ressources qui se tient à Caceres, Espagne (30 mars - 1 avril).

De nombreux pays comptent sur le Fonds mondial pour financer leurs programmes nationaux de riposte au sida. « Les pays ont besoin de financements prévisibles de façon à pouvoir concentrer leurs efforts sur la réalisation de leurs objectifs d'accès universel. C'est pourquoi le Fonds mondial doit être intégralement financé », a déclaré Michel Sidibé, directeur exécutif de l'ONUSIDA.

Avant la réunion, le Secrétariat du Fonds mondial a identifié une insuffisance de financement d'environ 4 milliards de dollars pour les trois années de la période 2008-2010. Les financements des donateurs pour celle-ci s'élèvent à 9,5 milliards de dollars et ne suffisent donc pas pour couvrir une demande prévue évaluée à 13,5 milliards de dollars.

Selon une Estimation actualisée de la demande pour 2008-2010 « il est essentiel de combler ce manque pour financer des programmes qui devraient permettre aux pays d'atteindre les objectifs convenus au niveau international tels que fournir un accès universel à la prévention, aux soins et au traitement du VIH d'ici à 2010 et réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement »

Dans un message vidéo destiné à la réunion des donateurs, Ban Ki-moon, a appelé à une poursuite du soutien à cet organisme : « Le Fonds mondial aide les pays à fixer des objectifs ambitieux et à atteindre des résultats concrets. Il permet en outre aux populations affectées de vraiment faire entendre leur voix pendant l'élaboration et la mise en œuvre des programmes et des politiques que les concernent. Je vous prie instamment de faire tout le nécessaire pour qu'il soit totalement financé ».

La réunion se tient dans un contexte marqué par une crise financière grave et un ralentissement économique aux niveaux mondial et national, et le Fonds mondial a conscience qu'un appel en faveur de fonds supplémentaires représente une charge additionnelle pour les budgets des donateurs.

Malgré des perspectives économiques troublées, Michel Sidibé juge impératif d'investir dans la fourniture de services en rapport avec le VIH aux millions de personnes qui en ont besoin. « Nous ne pouvons pas laisser la crise économique nous paralyser », a-t-il dit.

Le mécanisme de reconstitution volontaire des ressources a été mis en place en 2004 pour garantir des financements prévisibles et pérennes. En 2007, les donateurs ont approuvé l'organisation d'un examen à mi-parcours en 2009 pour analyser les performances du Fonds mondial et envisager des financements complémentaires en fonction de l'estimation actualisée de la demande.

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a été créé en 2002 comme principal outil pour que la communauté mondiale s'assure que l'accroissement des ressources est utilisé efficacement et transformé en des services de santé améliorés, des systèmes de santé renforcés et des vies sauvées dans les pays en développement et à revenu intermédiaire à travers le monde.

 

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