Afrique du Sud : Les jeunes de Soweto accueillent la Reine Rania de Jordanie

31 mars 2009

La Reine Rania de Jordanie, éminent défenseur des enfants pour le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a récemment passé quelques heures avec les membres d'un club d'une école secondaire de Soweto, la banlieue tentaculaire de Johannesburg, en Afrique du Sud.

La Reine Rania de Jordanie, éminent défenseur des enfants pour le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), a récemment passé quelques heures avec les membres d'un club d'une école secondaire de Soweto, la banlieue tentaculaire de Johannesburg, en Afrique du Sud.

Ce club, qui fait partie du mouvement d'éducation des filles et des garçons (GEM/BEM), offre un espace sûr où les jeunes peuvent discuter de leurs problèmes, acquérir des compétences d'organisateurs, faire la promotion de l'égalité des sexes et de l'autonomisation des filles, apprendre à renforcer la confiance en soi nécessaire pour résister à la pression des pairs, explique l'UNICEF dans un communiqué.

Pour les adolescents qui vivent à Soweto, la vie quotidienne peut être un redoutable défi. Cette banlieue, qui abrite près de la moitié de la population de la ville de Johannesburg, souffre de taux très élevés de chômage et de pauvreté. Comme les jeunes des mêmes générations dans les autres régions du monde, les adolescents d'ici sont exposés aux dangers que présentent la drogue, le VIH, la violence et les grossesses prématurées.

En écoutant les jeunes élèves du club de l'école Phefeni parler de leurs expériences, la Reine Rania a constaté combien leurs vies pouvaient être transformées quand ils apprennent à prendre des décisions et quand ils ont l'appui de leurs pairs - particulièrement face aux problèmes de la violence et des harcèlements.

« Je pense que la meilleure manière de faire face à la violence, pour vous les jeunes, c'est d'y être sensibilisés, et surtout vous, les garçons, de façon à pouvoir dire à vos amis que l'on ne se comporte pas ainsi », a déclaré la Reine Rania aux jeunes élèves. « Travailler ensemble comme membres d'un club GEM/BEM, cela signifie que vous apprendrez à mieux respecter le rôle des femmes et des filles, » a-t-elle ajouté.

« Le système est punitif pour les filles, » a expliqué la directrice adjointe pour les questions sexospécifiques du département de l'Éducation de la province de Gauteng, Wowb Likoetla Mburi. « Elles ne tombent pas enceintes toutes seules, comment donc amener toutes les parties à se retrouver ensemble ? Le succès du club tient à ce que, plutôt que ce soit nous qui leur apportions des solutions, ce sont eux qui trouvent leurs propres solutions aux problèmes auxquels ils sont confrontés. »

Le club de Soweto est l'un des 10.000 créés dans toute l'Afrique du Sud avec le soutien du ministère de l'Éducation et de l'UNICEF. Les clubs GEM/BEM ont connu un tel succès qu'ils vont bientôt être implantés dans toutes les écoles du pays.

« Nous sommes très heureux que le ministère de l'Éducation ait annoncé que le mouvement bénéficierait de son soutien dans chaque école d'Afrique du Sud, déclare la représentante de l'UNICEF Aïda Germa. C'est le genre de travail que fait l'UNICEF - nous le commençons et le gouvernement le poursuit. Nous avons été très satisfaits de cette évolution. »

Des mouvements d'éducation des filles et des garçons existent également dans d'autres pays de la région comme le Botswana, l'Ouganda, le Zimbabwe et dans le Sud du Soudan.

Par leurs activités dans le club GEM/BEM, certains élèves ont pris un rôle de chef de file dans leurs salles de classe et de modèle à imiter pour leurs amis ; ces activités comprennent des débats, la lecture de poésie, du théâtre et de la musique.

 

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