Paludisme : Des artistes distribuent des moustiquaires en Ouganda

18 mars 2009

L’acteur canadien Tom Cavanagh et le chanteur américain Gavin DeGraw se sont rendus en Ouganda dans des installations accueillant des réfugiés pour aider à sensibiliser sur le danger mortel que représente le paludisme et pour distribuer des centaines de moustiquaires.

L'acteur canadien Tom Cavanagh et le chanteur américain Gavin DeGraw se sont rendus en Ouganda dans des installations accueillant des réfugiés pour aider à sensibiliser sur le danger mortel que représente le paludisme et pour distribuer des centaines de moustiquaires.

Les deux artistes se sont rendus à Nakivale et à Oruchinga avec l'assistance du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), durant une visite de cinq jours en Ouganda qui s'est terminée vendredi dernier. Les deux installations accueillent près de 50.000 réfugiés, dont la plupart sont originaires de la République démocratique du Congo, du Rwanda, de la Somalie et du Soudan.

« Il est choquant que le paludisme tue encore actuellement de nombreux réfugiés », a dit Tom Cavanagh, la star de la série télévisée « Trust me », alors qu'il se trouvait à Nakivale où, avec Gavin DeGraw, il a aidé à distribuer 800 moustiquaires résistantes et traitées à l'insecticide à des réfugiés congolais forcés de fuir les combats survenus ces derniers mois dans leur pays d'origine.

Sur des millions de personnes relevant de la compétence du HCR, les deux tiers vivent dans des régions où sévit le paludisme. Le HCR estime que quelque 930.000 réfugiés sont infectés par le paludisme chaque année en Afrique. Les enfants sont particulièrement vulnérables. L'année dernière, l'Ouganda connaissait le plus fort taux de décès dus au paludisme parmi les enfants de moins de cinq ans. A Nakivale, plus de 4.000 enfants âgés de moins de cinq ans sont traités contre le paludisme chaque mois.

« Nous devons continuer à collecter des fonds pour que tous les réfugiés aient des moustiquaires », a indiqué Gavin DeGraw, en faisant référence à la campagne « Nothing But Nets » de la fondation des Nations Unies qui, l'année dernière, a établi un partenariat avec le HCR pour stopper les décès dus au paludisme dans les camps de réfugiés.

« Les réfugiés hébergés dans ces camps ont survécu à la violence, au génocide et à la perte de leurs maisons – ils ne devraient pas mourir d'une piqûre de moustique », a expliqué Elisabeth Gore, la directrice exécutive de « Nothing But Nets » dans une déclaration à la presse. « Nous savons que les admirateurs de Gavin et de Tom verseront des fonds pour fournir des moustiquaires nécessaires pour la survie. »

L'objectif de la campagne est de distribuer 257.600 moustiquaires à plus d'un demi million de réfugiés en Ouganda, au Kenya, au Soudan et en Tanzanie. Une moustiquaire, qui permet de protéger deux personnes, coûte 10 dollars pour l'achat, la distribution et l'éducation des familles sur son utilisation.

Après la distribution, Gavin DeGraw a chanté durant une heure lors d'un concert impromptu devant plus de 1.400 enfants dans une école construite en début de cette année à Nakivale pour répondre à l'afflux des Congolais. Les enfants ont repris avec lui la chanson « Freedom », ce qui reflète leur désir d'un avenir heureux dans la paix.

Le HCR porte assistance à plus de 152.000 réfugiés en Ouganda, y compris 47.000 à Nakivale et quelque 2.200 à Oruchinga. L'année dernière, Nothing But Nets a fait don au HCR de 37.500 moustiquaires pour qu'elles soient distribuées aux réfugiés congolais nouvellement arrivés.

 

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