Changement climatique : L’Arctique a besoin d’une stratégie de développement

13 mars 2009

La rapide évolution du climat dans l’Arctique exerce une pression indéniable sur les centaines de milliers d’autochtones habitant le Nord circumpolaire, ce qui nécessite d’ébaucher une stratégie pour assurer le développement durable de la région, a conclu une réunion organisée récemment par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) dans la Principauté de Monaco.

La rapide évolution du climat dans l'Arctique exerce une pression indéniable sur les centaines de milliers d'autochtones habitant le Nord circumpolaire, ce qui nécessite d'ébaucher une stratégie pour assurer le développement durable de la région, a conclu une réunion organisée récemment par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) dans la Principauté de Monaco.

Au cours de cette réunion de quatre jours, des spécialistes des sciences sociales et naturelles, de l'éducation et des relations internationales ont sollicité l'expertise locale des peuples autochtones afin de préparer une série de recommandations pour les actions à venir, selon un communiqué de l'UNESCO.

« En tant qu'Inuit de l'Alaska, j'éprouve pour la première fois un grand espoir, parce que mes paroles ont été prises au sérieux et qu'on leur a accordé du poids », a déclaré Edward Itta, maire du bourg de North Slope, en Alaska, et président de la Conférence circumpolaire inuit (CCI). Au lieu de lui présenter les modifications que le peuple inuit devra apporter à son mode de vie pour s'adapter aux changements environnementaux, comme cela s'est produit invariablement lors des réunions auxquelles il a assisté ces quinze dernières années, les experts se sont efforcés de prendre en compte les savoirs autochtones et ont reconnu la valeur du maintien des cultures traditionnelles. « C'est la première fois dans une réunion de ce genre que je me sens utile à mon peuple », a souligné Edward Itta.

Comme l'ont conclu les 42 participants, un des principaux défis, pour parvenir au développement durable dans l'Arctique, consistera à coordonner les efforts interdisciplinaires et internationaux nécessaires pour affronter les conséquences d'un Océan arctique « bleu » (libre de glace) sur l'écosystème marin, la culture et les moyens d'existence des peuples autochtones et les activités économiques en général.

« L'Arctique et sa population engagée dans des activités traditionnelles ne devraient pas être perçus comme un indicateur d'alerte, mais plutôt comme un système de secours rapide », a ajouté Larisa Abryutina, vice-présidente de l'Association russe des peuples autochtones du Nord (RAIPON). La Russie compte une population de 200.000 autochtones, dont 80.000 vivent dans l'Arctique, a-t-elle précisé.

« La difficulté de préserver et d'accroître la prospérité et le bien-être culturel des peuples de l'Arctique est souvent compliquée par le fait que ceux qui sont chargés de mener les changements sont souvent étrangers à l'Arctique. De plus, les efforts en matière de recherche scientifique, de développement et de préservation sont souvent guidés par des intérêts extérieurs à la région », a précisé le groupe.

« Les actions formulées en vue de résoudre les problèmes de l'Arctique passent d'abord par une prise de conscience du fait que de nombreux peuples de l'Arctique disposent d'institutions autonomes. Ces peuples ainsi que leurs institutions font preuve d'une immense créativité et s'emploient à promouvoir l'autodétermination, la prospérité et les aspirations de leurs communautés et de leurs régions », a-t-il poursuivi.

L'ensemble des États arctiques (Canada, Danemark-Groenland, États-Unis, Finlande, Islande, Norvège, Russie et Suède) ainsi que d'autres pays européens, la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud et le Japon.

 

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