SIDA et partage des soins au centre de la Commission de la condition de la femme 2009

2 mars 2009

Des déséquilibres et des inégalités demeurent dans les responsabilités des hommes et des femmes tant dans la sphère publique que dans la sphère privée, autant dans le travail rémunéré que non rémunéré – déséquilibres qui se retrouvent lorsqu’il s’agit de prendre soin des malades du sida, a regretté lundi la Vice-Secrétaire générale Asha-Rose Migiro, à l’ouverture de la Commission de la condition de la femme.

Des déséquilibres et des inégalités demeurent dans les responsabilités des hommes et des femmes tant dans la sphère publique que dans la sphère privée, autant dans le travail rémunéré que non rémunéré – déséquilibres qui se retrouvent lorsqu'il s'agit de prendre soin des malades du sida, a regretté lundi la Vice-Secrétaire générale Asha-Rose Migiro, à l'ouverture de la Commission de la condition de la femme.

« L'essentiel du travail consistant à prendre soin de la famille est toujours effectué par les femmes et les fillettes, que ce soit dans les pays en développement ou développés », a-t-elle souligné, selon un communiqué.

« En conséquence, les opportunités des femmes sont limitées dans les domaines de l'emploi, de l'éducation, de la formation et de la participation à la vie publique, alors que le rôle des hommes dans la vie familiale s'affaiblit. Les familles, les communautés et la société souffrent toutes de cette situation », a déclaré la Vice-Secrétaire générale.

Asha-Rose Migiro a salué la décision de la Commission de consacrer en priorité sa présente session au thème du « partage égal, dans des conditions d'égalité, des responsabilités entre les femmes et les hommes, en particulier les soins dispensés dans le contexte du VIH/sida ».

La pandémie de VIH/sida a clairement montré que des acteurs aussi divers que l'État, le secteur privé et la société civile ont un rôle à jouer dans le travail consistant à prendre soin des personnes affectées par ce fléau.

Il faut d'abord reconnaître le travail non rémunéré et les soins dispensés par la femme au foyer et souligner leur contribution au développement socioéconomique. Il faut aussi reconnaître la nécessité de réduire, en temps et en charge de travail, les responsabilités domestiques. Cela suppose des investissements pour améliorer la qualité des soins aux enfants, aux personnes âgées, aux malades et aux personnes handicapées et diminuer leurs coûts. Cela exige aussi l'amélioration de l'accès aux infrastructures publiques telles que les transports, l'eau, l'assainissement et à l'énergie, a déclaré la Vice-Secrétaire générale.

Il faut aussi adopter et appliquer des lois et des politiques qui concilient le travail et les responsabilités familiales des hommes et des femmes, a estimé Mme Migiro, en jugeant nécessaire de corriger les inégalités salariales, de rendre plus souple le temps de travail, de fournir de meilleures conditions de congés et de les rendre plus attrayantes pour les hommes.

Nous devons, a-t-elle insisté, lutter contre les stéréotypes sur les rôles des hommes et des femmes, et ce, dans les foyers, les écoles et les communautés mais aussi auprès des leaders de la vie publique. Sans protection sociale et protection des droits, trop de femmes continueront à porter le fardeau le plus lourd dans la prise en charge des personnes atteintes du VIH/sida.

C'est non seulement injuste mais c'est aussi une forme grave de discrimination voire de violence contre les femmes, a-t-elle ajouté.

En menant la Campagne « Unissons-nous pour mettre fin à toutes les formes de violences contre les femmes et les filles », le Secrétaire général est résolu à mettre fin à ce fléau, a-t-elle poursuivi. Le Secrétaire général continue de promouvoir le message selon lequel la violence contre les femmes n'est jamais acceptable, jamais excusable et jamais tolérable, a rappelé la Vice-Secrétaire générale.

 

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